mercredi 10 décembre 2008

Ment songe t-il.

De retour sous peu, j'ai été kidnappé par des kidnappeurs.

lundi 21 juillet 2008

Énergivore et plus encore.

Je fume et m’en moque. Les vieux jours, les pantoufles en minou et la bitte bien sèche, non merci. Je n’aime pas courir de toute façon, de plus, je réside dans un demi sous‑sol et n’en sort jamais, alors moi, les guerres et l’environnement je n’en crois pas un mot. Certains affirmeront qu’avec la santé on va plus loin en course à pieds, mais contrairement à toi, paumé d’environnementaliste marxiste et pacifique, je peux m’offrir un véhicule personnel, moi. Je te souhaiterais de mourir en santé à trente‑cinq ans, happé par la limousine d’un riche texan esclavagiste. Je t’imagine déjà, toi, environnementaliste marxiste et pacifique, circulant à bicyclette vêtu d’un chandail fabriquer de jute responsable revenant du marché bio et équitable du coin se faire heurter de plein fouet, tandis que tu contemplais le ciel, heureux. Ne t’inquiète pas par contre, nous donnerons ton corps aux cochons, nous te ferons un enterrement écolo‑responsable.

mardi 1 juillet 2008

Octobre et parapente.

Un octobre bien achalandé dans les sous‑bois est donc à prévoir M. Ducaste? Oui, en effet… exactement, répond t‑il. Terminant son bulletin de nouvelles ainsi, la journaliste participe au moment de gloire annuel de Jean. Voilà, c’est terminé, Jean retourne chez lui. Spécialiste de la cueillette des champignons, il passe l’année à recueillir les statistiques de fréquentations de ces sous‑bois. Aux alentours de la mi‑juillet, il se rend à la station de radio pour émettre un pronostic de fréquentations. En Amérique, il est une sommité dans ce domaine, un icône. Il est arrivé premier les cinq dernières années à la confrontation annuelle mondiale de pronostic de fréquentation dans les sous‑bois lors de la cueillette de champignon en octobre. Mais depuis un moment, cette vie de vedette et de gloire mondiale ne lui suffit plus. À bord de sa voiture, il fantasme à l’idée de faire du parapente nu, afin de parvenir à une île où des sirènes bipèdes, en fait des femmes avec une queue de poisson, lui servirait dans une coupe en or un nectar de nectar fait à base d’une plante exotique quelconque très rare. Rêvassant, Jean ne réalise pas qu’il roule à contresens sur la route et percute de plein fouet une petite fourgonnette. Jean s’en tira indemne, mais les occupants de la fourgonnette eurent un destin plus tragique. Des quatre enfants, trois moururent sur le coup, un seul survécu et quand celui‑ci apprit la mort de sa mère, lui aussi mourut. Le perroquet qu’il transportait attrapa le cancer et le seul survivant se suicida quelques années plus tard. Il n’y a pas vraiment de morale à cette histoire. Jean Ducaste, ayant fuit les lieux de l’accident, ne fut jamais traduit devant les tribunaux, par contre il vit maintenant dans l’anonymat loin de la gloire. Ah puis peut‑être. Les rêves détruisent les vies de ceux qui les font et celles de leurs entourages. La semaine prochaine, comment cuisiner écologiquement une tête de chacal à l’aide de trois litres d’huile de garage et de d’un brocoli.

dimanche 29 juin 2008

Bidonville.

L’Afrique du Sud est un bien beau pays pour les blancs. Fred est l’un d’eux, il fréquente le campus de l’Université Sir Edward comme étudiant étranger depuis un an. Assis paisiblement sur le balcon il contemple la basse ville, envieux. Les gens du bidonville n’ont pas ses préoccupations, les études, le boulot et ses angoisses de jeunes célibataires en exil. Sirotant son café local, il songe à ce que le pays a vraiment besoin. Ça y est, je sais, se dit‑il; la liberté de presse et des élections libres et organisées. Des esprits libres ne nourrit‑il pas le ventre comme le dit le proverbe, ou bien serait‑ce le contraire? À quoi bon, il est ici, Dieu lui a donné le fric par la qualité de sa naissance. C’est son fardeau.

Un texte pas très bon.

Un chat sauvage au bal masqué, voilà un invité très peu apprécié. Imaginé si un faon arborait un veston en caleçon de renard. Vraiment n’importe quoi. Ceci étant dit, discutons du climat. Un bel été ensoleillé, n’est‑il pas? Bon, pour le soleil on repassera, mais il pleut au moins suffisamment. Et puis, la pluie elle passe elle, pas comme Monique qui elle se passerait très bien de moi. Elle ressemble tellement à ma mère vous savez. En fait non, vous ne le savez pas et moi non plus d’ailleurs, je ne l’ai jamais connu. Elle est allée rejoindre Jésus à ma naissance. Suis‑je ma mère?

dimanche 22 juin 2008




Partie I, première partie.

Qui suis‑je? Comment suis‑je bien arrivé ici? Mon armé, mon palais, mais comment? Et puis lui revient les souvenirs de ses derniers moments. Les jambes faibles devant les marches de l’échafaud, il essaie de ne pas se pisser dessus question de respecter un minimum de décorum, mais rien à faire. Ainsi condamné et humilié, il fut pendu haut et court devant une foule en liesse. Bon, se dit‑il, de toute façon c’est fini. Notre ami s’était imaginé la mort et son petit tunnel lumineux comme suite logique à la vie, mais il en était tout autrement. Marchant nonchalamment le long d’un boisé, il tomba sur ce qui semblait être une plage et en y regardant de plus près, il constata qu’il s’agissait, en fait, d’une sorte de Club Med. Et puis ils se dit : Ah wow t’as tu vu ça tabarnak, un club med kâlisse.

Partie II, les sportifs.

Bon, toute cette fabuleuse histoire mérite un petit résumé. Notre ami fut pendu (il en est évidemment mort), a marché en bordure d’une autoroute très achalandée et puis a vu un Club Med, voilà. Notre ami s’approche, donc, de la grande porte du manoir type Club Med. Deux types pratiquement nus avec des ailes de poisson volant et membré comme trois taureaux lui barre l’accès. Un des deux hommes s’approcha et l’appela par son nom de mortel. Saddam, tu as été très mauvais, un exemple de perversion et de manque de respect total envers la race humain et tu as même poussé le bouchon jusqu’à empêcher les vertueux journalistes de CNN de faire leurs reportages. Pour ces offenses, ce soir, tu feras équipe avec tonton Adolf, Staline et Jésus, vous affronterez la redoutable équipe composée de El conquistador Pinochet, Benjamin Franklin et de la Sagouine dans un match de Wizz sera qui disputé au stade JFK demain matin. L’homme ange poisson volant lui fit remarquer que bien évidemment il ne s’agissait pas que d’une simple invitation, mais qu’il devait y être sans faute, sinon… rien, juste sinon.

Partie III, la joute de Wizz.

Encore une récapitulation. L’homme est pendu et aperçoit un Club Med au lien du paradis ou quoi que ce soit de théologique. Quatre hommes anges poissons volants lui taxe son portefeuille contenant l’argent qu’il s’en allait rembourser à un violent créancier nommé Martin Luther King. Un ange lui apparaît et l’on apprend que notre ami est en fait Saddam Hussein ancien dictateur dans un désert peuplé d’enfants extrémistes prêt à tués pour une fiole de pétrole. C’est le matin et Saddam doit se rendre au stade JFK pour un match de Wizz contre Benjamin Franklin, Raspoutine et l’acteur qui joue dans l’agent fait la farce. Les gradins sont pleins à craquer, les gens hurlent et certains même se sodomisent d’enthousiasme. Les huit arbitres font leurs apparitions sur le terrain. Ces arbitres sont, en fait, des poulpes dans de trop petit aquarium munis de roulettes. Un de ceux‑ci lance une tête de chacal sur le terrain dans une zone marqué d’un cercle bleu. Jésus fonce sur la tête sans apercevoir que Raspoutine fonce sur lui à toute allure. Wow, Kaboum, ça c’est une belle corde à linge, Raspoutine. Jésus remue un peu les doigts, mais il semble hors du combat pour le moment. Raspoutine, pas peu fier de son exploit, nargue la foule d’un doigt d’honneur et s’empresse de quérir la tête de chacal. Pinochet, impassible jusqu’à maintenant, dégaine son pistolet sous les acclamations de la foule. Le fera t‑il? Oui, il se met en position de tir et explose le genou de Mère Térésa qui sautait pieds joints sur la tête de tonton Adolf pour se venger du rendez‑vous manqué dans les chiottes, il y a de ça quinze semaines non temporelles de cela. Saddam réussit à saisir la tête de chacal et gagna deux points non extensibles. La foule hurlait et scandait son nom tout en faisant la vague. Le match ainsi terminé, Saddam obtenu le grand prix du super gagnant de la joute tétra sportive de l’enfer. Eh oui, Saddam obtenu le privilège d’uriner sur un Mister T déguisé en écolière.

lundi 9 juin 2008

À quoi bon.

Le réveil sonne, je me lève. Une bonne douche de vinaigre froid achèvera mon sommeil, me dis‑je. Nu dans la douche qu’elle ne fut pas ma surprise de constater que mon réservoir de vinaigre froid était vide, merde. Résigné à prendre ma douche à l’eau chaude je rumine tout de même. Je sors de la douche me dirigeant vers la cuisine afin de me faire un bon café aux fruits. Rien à faire, je suis toujours désappointé. 8h20 sonne avec ses 8 2/3 coups, je dois y aller. J’ouvre la porte, m’enfarge sur un petit sac brun de caca en feu, perd l’équilibre, et atterrit face première dans un pâté au poulet brûlant. Aujourd’hui je resterai à la maison.