Lorsque que le tonnerre gronde, la nature se déchaînant, je me sens vulnérable. Je me réfugie, alors, dans le coin le plus sombre de ma chambre. À l’abris des yeux de l’éclair qui pourrait me foudroyé. Les fracas me rappelle à quel point je suis petit et impuissant, ma mère est loin et j’ai souillé mes frocs. Ne me reste plus qu’une option à envisager pour me ressaisir. Donc, toujours baignant dans mes imm
ondices, je me mit à chercher à tatillon, un objet résistant et docile à la fois. N’importe lequel aurait satisfait mes exigences mais je jetai mon dévolu sur un crayon de type HB. Je le pris aussitôt entre le pouce et l’index de mes deux mains. Je me sentais maintenant plus confiant et même arrogant. J’attendis le prochain éclair et dès qu’il frappa, je pliai lentement le crayon, il ne voulait pas se laisser fléchir sans résister mais à force de persévérance, j’atteignis le point de rupture tant convoité. Je le maintenus ainsi pendant un bref instant pour ensuite parvenir au point de non retour. Il s’en dégageait un tel sentiment de puissance et de suprématie sur mon entourage qu’une apparent confiance semblait s’installer. Puis je me dis que mes souillures avaient presque déjà sécher et j’allai me coucher.
mercredi 29 août 2007
Histoire de crayon HB
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4 commentaires:
Cette photo me fait réellement peur.
Ben non, c'est Jo qui vient de voir sa première note à l'université!
médisance!
Jo, c'est ta mère ,tes frocs sont propres
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