Pour certains c’est les timbres, pour d’autres les morceaux de cadavres, à chacun son dada. Mais qu’en arrive t’il quand tout va trop loin. Quand ça vient obsessionnelle, qu’elles sont les avenues possibles? Un certain cas peut nous éclairer ou tout de moins nous amuser. Tenant à son anonymat, Luc Sabreville de Jonquière me supplia de taire son nom. Il revêtira donc aujourd’hui le nom de Carole. Carole affectionna les bouchons de liège dès son très jeune âge, comme tout les enfants dociles d’ailleurs. Mais après un certain temps, il bifurqua vers une toute autre branche. Il se mit compulsivement à cueillir toute les seringues souillées que Dieu semblait bon de lui faire rencontrer. La situation dégénéra et se révéla vite aussi,
problématique que sidatique. Soit il cesse tout cela même si ça implique qu’il aura dorénavant des temps libres inadéquatements compensés. Soit il perpétue sa funeste pratique. Les premiers jours furent difficiles. Carole tenait absolument à sauver sa pathétique existence et décida de mettre fin à ce qu’il qualifiait de douce déviance. Il marchait dans la rue les yeux fermés, se croisant les doigts souhaitant ne pas rencontrer de bennes à ordures. Il fut exaucer, ce fut un autobus qui le combla de bonheur. Malgré tout, il resta positif et s’enthousiasma de collectionner dorénavant les signatures. Carole mesurait 6 pieds 3 pouces ce qui faisait beaucoup d’espace possible à couvrir. Malheureusement, profitant de sa présence, les médecins firent de plus profondes investigations. Ils s’aperçurent qu’il était atteint de nanisme régressif. Trois semaines plus tard, il mesurait 3 pieds à peine, il disparu deux mois plus tard. Évidemment, cette histoire ne nous apprend rien sur les troubles relatifs aux collections compulsives mais nous informe sur les dangers de nanisme régressif.
mercredi 19 septembre 2007
Des seringues et des hommes.
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