lundi 22 octobre 2007

Jacques

L’homme fut créé par Dieu à son image, nous ne pouvons donc pas descendre du singe. Les primates vivent exclusivement dans les forêts, tandis que l’Homme réside dans les villes où l’ordre céleste règne. Cette incompatibilité de faits rend donc impossible toute analogie entre ces deux espèces, conclu finalement Jacques d’un air satisfait. Cette homme me mettait mal à l’aise, j’essayais de l’éviter à tout les matins mais rien à faire. Par je ne le sais quel moyen, il me retrouvait à chaque fois que j’esquivais et m’étant fait à l’idée, je le tolérais. Nous marchions donc,tout les matins, au travers du zoo et inlassablement il en profitait pour m’exposer les même thèses créationnistes. Pourquoi les pingouins ne volent-il pas? La réponse est simple, selon lui ce serait parce qu’ils auraient tournés le dos à Dieu. Parce que comme tu sais, me disait-il, ces saletés de macareux passent leurs temps à forniquer à qui mieux mieux, au milieu des banquises. Jacques ne semblait pas apprécié particulièrement les oiseaux marins palmipèdes mais il dépréciait encore plus les primates. L’arrêt d’autobus étant situé de l’autre côté du zoo, nous le traversions tout les matins. Jacques me paraissait, autant qu’un désaxé peut paraître semblé, calme et serein mais quand nous passions devant les cages des singes, tout à coup il s’agitait volubilement. Tu as vu? Ils ne savent même pas prier convenablement, ils font leur signe de croix de travers. De plus, ils se disputent tout le temps les faveurs d’une guenon dévergonder assise sur un vieux tire. Jacques déblatérait complaisant sans se soucier trop du revêtement bétonner, il trébucha et alla choir quatre mètres plus bas. Ils se retrouva parmi les singes et je vis dans ses yeux la peur et une anxiété qu’une trace d’urine apparaissant ne pouvait dissimulée. Jacques m’avait déjà raconté que lorsqu’il fréquentait le couvent, un vicieux vicaire l’avait fait tomber dans l’enclos des singes pour le dissuader de porter plainte. Depuis cet évènement, Jacques n’a plus jamais été le même homme. Mais cette fois, les primates ne semblait pas vouloir se contenter d’une marionnette sexuelle. Le mâle alpha s’approcha lentement en saisissant un bâton-bûche. Jacques se relevait lentement, désorienté et ébranlé par sa chute. Le mâle dominant lui asséna un coup dans les genoux suivi d’une clé japonaise. Un autre singe, s’étant approché malicieusement, lui martelait sauvagement le visage à l’aide d’une grosse roche. Jacques me suppliait de venir à sa rescousse mais je n’y pouvais rien et de toute façon j’étais soulagé. S’en était fini de ce connard et je pouvais enfin retourner dans ma petite routine plate, seul, mais satisfait de cet impérissable souvenir.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

bref

Anonyme a dit…

Dieu déteste les créationnistes.