mercredi 10 décembre 2008

Ment songe t-il.

De retour sous peu, j'ai été kidnappé par des kidnappeurs.

lundi 21 juillet 2008

Énergivore et plus encore.

Je fume et m’en moque. Les vieux jours, les pantoufles en minou et la bitte bien sèche, non merci. Je n’aime pas courir de toute façon, de plus, je réside dans un demi sous‑sol et n’en sort jamais, alors moi, les guerres et l’environnement je n’en crois pas un mot. Certains affirmeront qu’avec la santé on va plus loin en course à pieds, mais contrairement à toi, paumé d’environnementaliste marxiste et pacifique, je peux m’offrir un véhicule personnel, moi. Je te souhaiterais de mourir en santé à trente‑cinq ans, happé par la limousine d’un riche texan esclavagiste. Je t’imagine déjà, toi, environnementaliste marxiste et pacifique, circulant à bicyclette vêtu d’un chandail fabriquer de jute responsable revenant du marché bio et équitable du coin se faire heurter de plein fouet, tandis que tu contemplais le ciel, heureux. Ne t’inquiète pas par contre, nous donnerons ton corps aux cochons, nous te ferons un enterrement écolo‑responsable.

mardi 1 juillet 2008

Octobre et parapente.

Un octobre bien achalandé dans les sous‑bois est donc à prévoir M. Ducaste? Oui, en effet… exactement, répond t‑il. Terminant son bulletin de nouvelles ainsi, la journaliste participe au moment de gloire annuel de Jean. Voilà, c’est terminé, Jean retourne chez lui. Spécialiste de la cueillette des champignons, il passe l’année à recueillir les statistiques de fréquentations de ces sous‑bois. Aux alentours de la mi‑juillet, il se rend à la station de radio pour émettre un pronostic de fréquentations. En Amérique, il est une sommité dans ce domaine, un icône. Il est arrivé premier les cinq dernières années à la confrontation annuelle mondiale de pronostic de fréquentation dans les sous‑bois lors de la cueillette de champignon en octobre. Mais depuis un moment, cette vie de vedette et de gloire mondiale ne lui suffit plus. À bord de sa voiture, il fantasme à l’idée de faire du parapente nu, afin de parvenir à une île où des sirènes bipèdes, en fait des femmes avec une queue de poisson, lui servirait dans une coupe en or un nectar de nectar fait à base d’une plante exotique quelconque très rare. Rêvassant, Jean ne réalise pas qu’il roule à contresens sur la route et percute de plein fouet une petite fourgonnette. Jean s’en tira indemne, mais les occupants de la fourgonnette eurent un destin plus tragique. Des quatre enfants, trois moururent sur le coup, un seul survécu et quand celui‑ci apprit la mort de sa mère, lui aussi mourut. Le perroquet qu’il transportait attrapa le cancer et le seul survivant se suicida quelques années plus tard. Il n’y a pas vraiment de morale à cette histoire. Jean Ducaste, ayant fuit les lieux de l’accident, ne fut jamais traduit devant les tribunaux, par contre il vit maintenant dans l’anonymat loin de la gloire. Ah puis peut‑être. Les rêves détruisent les vies de ceux qui les font et celles de leurs entourages. La semaine prochaine, comment cuisiner écologiquement une tête de chacal à l’aide de trois litres d’huile de garage et de d’un brocoli.

dimanche 29 juin 2008

Bidonville.

L’Afrique du Sud est un bien beau pays pour les blancs. Fred est l’un d’eux, il fréquente le campus de l’Université Sir Edward comme étudiant étranger depuis un an. Assis paisiblement sur le balcon il contemple la basse ville, envieux. Les gens du bidonville n’ont pas ses préoccupations, les études, le boulot et ses angoisses de jeunes célibataires en exil. Sirotant son café local, il songe à ce que le pays a vraiment besoin. Ça y est, je sais, se dit‑il; la liberté de presse et des élections libres et organisées. Des esprits libres ne nourrit‑il pas le ventre comme le dit le proverbe, ou bien serait‑ce le contraire? À quoi bon, il est ici, Dieu lui a donné le fric par la qualité de sa naissance. C’est son fardeau.

Un texte pas très bon.

Un chat sauvage au bal masqué, voilà un invité très peu apprécié. Imaginé si un faon arborait un veston en caleçon de renard. Vraiment n’importe quoi. Ceci étant dit, discutons du climat. Un bel été ensoleillé, n’est‑il pas? Bon, pour le soleil on repassera, mais il pleut au moins suffisamment. Et puis, la pluie elle passe elle, pas comme Monique qui elle se passerait très bien de moi. Elle ressemble tellement à ma mère vous savez. En fait non, vous ne le savez pas et moi non plus d’ailleurs, je ne l’ai jamais connu. Elle est allée rejoindre Jésus à ma naissance. Suis‑je ma mère?

dimanche 22 juin 2008




Partie I, première partie.

Qui suis‑je? Comment suis‑je bien arrivé ici? Mon armé, mon palais, mais comment? Et puis lui revient les souvenirs de ses derniers moments. Les jambes faibles devant les marches de l’échafaud, il essaie de ne pas se pisser dessus question de respecter un minimum de décorum, mais rien à faire. Ainsi condamné et humilié, il fut pendu haut et court devant une foule en liesse. Bon, se dit‑il, de toute façon c’est fini. Notre ami s’était imaginé la mort et son petit tunnel lumineux comme suite logique à la vie, mais il en était tout autrement. Marchant nonchalamment le long d’un boisé, il tomba sur ce qui semblait être une plage et en y regardant de plus près, il constata qu’il s’agissait, en fait, d’une sorte de Club Med. Et puis ils se dit : Ah wow t’as tu vu ça tabarnak, un club med kâlisse.

Partie II, les sportifs.

Bon, toute cette fabuleuse histoire mérite un petit résumé. Notre ami fut pendu (il en est évidemment mort), a marché en bordure d’une autoroute très achalandée et puis a vu un Club Med, voilà. Notre ami s’approche, donc, de la grande porte du manoir type Club Med. Deux types pratiquement nus avec des ailes de poisson volant et membré comme trois taureaux lui barre l’accès. Un des deux hommes s’approcha et l’appela par son nom de mortel. Saddam, tu as été très mauvais, un exemple de perversion et de manque de respect total envers la race humain et tu as même poussé le bouchon jusqu’à empêcher les vertueux journalistes de CNN de faire leurs reportages. Pour ces offenses, ce soir, tu feras équipe avec tonton Adolf, Staline et Jésus, vous affronterez la redoutable équipe composée de El conquistador Pinochet, Benjamin Franklin et de la Sagouine dans un match de Wizz sera qui disputé au stade JFK demain matin. L’homme ange poisson volant lui fit remarquer que bien évidemment il ne s’agissait pas que d’une simple invitation, mais qu’il devait y être sans faute, sinon… rien, juste sinon.

Partie III, la joute de Wizz.

Encore une récapitulation. L’homme est pendu et aperçoit un Club Med au lien du paradis ou quoi que ce soit de théologique. Quatre hommes anges poissons volants lui taxe son portefeuille contenant l’argent qu’il s’en allait rembourser à un violent créancier nommé Martin Luther King. Un ange lui apparaît et l’on apprend que notre ami est en fait Saddam Hussein ancien dictateur dans un désert peuplé d’enfants extrémistes prêt à tués pour une fiole de pétrole. C’est le matin et Saddam doit se rendre au stade JFK pour un match de Wizz contre Benjamin Franklin, Raspoutine et l’acteur qui joue dans l’agent fait la farce. Les gradins sont pleins à craquer, les gens hurlent et certains même se sodomisent d’enthousiasme. Les huit arbitres font leurs apparitions sur le terrain. Ces arbitres sont, en fait, des poulpes dans de trop petit aquarium munis de roulettes. Un de ceux‑ci lance une tête de chacal sur le terrain dans une zone marqué d’un cercle bleu. Jésus fonce sur la tête sans apercevoir que Raspoutine fonce sur lui à toute allure. Wow, Kaboum, ça c’est une belle corde à linge, Raspoutine. Jésus remue un peu les doigts, mais il semble hors du combat pour le moment. Raspoutine, pas peu fier de son exploit, nargue la foule d’un doigt d’honneur et s’empresse de quérir la tête de chacal. Pinochet, impassible jusqu’à maintenant, dégaine son pistolet sous les acclamations de la foule. Le fera t‑il? Oui, il se met en position de tir et explose le genou de Mère Térésa qui sautait pieds joints sur la tête de tonton Adolf pour se venger du rendez‑vous manqué dans les chiottes, il y a de ça quinze semaines non temporelles de cela. Saddam réussit à saisir la tête de chacal et gagna deux points non extensibles. La foule hurlait et scandait son nom tout en faisant la vague. Le match ainsi terminé, Saddam obtenu le grand prix du super gagnant de la joute tétra sportive de l’enfer. Eh oui, Saddam obtenu le privilège d’uriner sur un Mister T déguisé en écolière.

lundi 9 juin 2008

À quoi bon.

Le réveil sonne, je me lève. Une bonne douche de vinaigre froid achèvera mon sommeil, me dis‑je. Nu dans la douche qu’elle ne fut pas ma surprise de constater que mon réservoir de vinaigre froid était vide, merde. Résigné à prendre ma douche à l’eau chaude je rumine tout de même. Je sors de la douche me dirigeant vers la cuisine afin de me faire un bon café aux fruits. Rien à faire, je suis toujours désappointé. 8h20 sonne avec ses 8 2/3 coups, je dois y aller. J’ouvre la porte, m’enfarge sur un petit sac brun de caca en feu, perd l’équilibre, et atterrit face première dans un pâté au poulet brûlant. Aujourd’hui je resterai à la maison.

Le suicide-résurection.

La spiritualité est‑elle une doctrine ramenant l’esprit humain à celui de l’insecte, c'est‑à‑dire le simple fait d’exister? Question sans réponse. J’aurais dû le prévoir. Les morts sont peu bavards la semaine. Je m’appelle Jean‑Steve, je travaille à la morgue depuis cinq ans. Tout les ans j’y travaille depuis cinq ans, ça c’est la vérité. J’aime bien poser des questions existentielles aux cadavres humains, je sais qu’ils en connaissent les réponses et parfois, à force d’insistances, j’obtiens d’eux des râlements en guise de vérités absolues. Je m’en contente m’en satisfaisant même à ravir. Et puis je pense à Noël et puis à Pâque. Jésus savait toute ces vérités parce qu’il était mort et ensuite revenu. Je me dois de trouver une solution afin d’avoir accès à ces connaissances. J’ai trouvé! Je m’approche des casiers réfrigérés et sélectionne la moins moches et amochés. Ainsi choisie, elle sera la mère de nos enfants mi‑morts auprès desquelles j’irai quérir ces vérités. Je pourrai, à ma mort ressusciter et peaufiner ce ramassis de vérité parce qu’il y a toujours des petits bouts qui nous échappe par‑ci par‑là dans ce genre de truc. Alors au boulot et vite que l’on me suicide‑ressuscite.

Sylvain.

Monsieur Grichou a hérité d’une grosse fortune, voilà. Évidemment, ceci n’explique en rien les faits. Que sont‑ils? Eh bien, M. Grichou s’est fait prendre la main dans le sac ou plus précisément la main sur la poche, la poche d’un singe au zoo municipal de Saint‑Ursule. M. Grichou est tellement stressé depuis qu’il apprit cette nouvelle. Cinquante millions de dollars, ça en fait des olives. Il a tout simplement cru qu’il serait bon de se détendre au zoo par une belle journée de février. Il se baladait innocemment près des enclos quand il fut séduit. Un beau et vigoureux primate lui faisait de l’œil et avant de pouvoir compter jusqu’à trente‑cinq l’irréparable était commis. Pauvre monsieur Grichou, il était si actif dans la communauté et allait même jusqu'à diminuer son taux horaire de consultant afin d’aider les orphelins victime de la mort de leurs parents. Il essaya, en vain, d’acheter le silence du primate que l’on appellera Sylvain afin de faciliter la lecture de cette histoire complètement folle, wow, Sylvain, ça c’est vraiment drôle pour un nom de singe, franchement, Sylvain, wow. M. Grichou dut comparaître devant le tribunal et suite au plaidoyer plus que convainquant de Sylvain, il fut incriminer d’atteinte à la stupeur et pendu haut et court le soir même. M. Grichou est mort, Sylvain est toujours au zoo municipal et la fortune du pendu ne fut pas donnée aux orphelins.

mardi 3 juin 2008

L'extérieur.

Je pose mon képi sur le bureau, saluant un officier je m’assieds. Mes bottes sont bien cirées et j’en suis fier. Une pile de documents et de graphiques tout aussi inutiles que des frelons dans un canot de survie au milieu de l’Atlantique, meublent mon bureau. J’aimerais bien quitté cet endroit horrible, mais dehors c’est encore pire à ce que l’on en dit. Ce lieu, que certains appèlent l’extérieur, est décrit comme un endroit hostile à toute vie bipède, vie dont je suis hélas membre depuis la naissance. Saisissant un document au hasard dans ce foutoir, j’essaie de ne pas trop me faire remarquer en simulant une quelconque activité productive. Midi approche et mon forfait est pratiquement à point. Si seulement m’étais disponible quelques minutes encore. Bon, un peu de concentration, de toute façon aucun retour en arrière n’est possible à présent. Épongeant nerveusement mon front, je fixe la grande horloge du hall. Trois, deux, un, midi. Synchronisant mon mouvement avec celui des coups de l’horloge, je tape avec le bout de mon crayon sur une petite cymbale. Douze coups, parfaite exécution, tout le monde n’y a vu que du feu. Fort de cet exploit, je sens que plus rien ne peut m’arrêter. M’ayant synchronisé au temps, je ne suis donc plus sous son emprise. Je bondis de ma chaise et me mis à courir dans le couloir en criant. Prenant de la vitesse je sentis que le moment était venu d’affronter l’extérieur. Je sautai fracassant la fenêtre sans savoir que mon bureau était au quinzième étage. Ce n’est pas la hauteur qui m’a tué, la fenêtre fracassée surplombait l’escalier de secours et non l’extérieur. Je suis tombé d’environ deux mètres me foulant ainsi une cheville qui développa ultérieurement une gangrène pustuleuse généralisée. Ma femme me laissa, tua mon chien et brûla mon appartement. C’est à ce moment que fut élaboré mon deuxième plan afin affronter l’extérieur. Le lendemain je me rendis au sas, l’ouvrit, marcha quelques mètres et mourus. Ce n’était pas une légende, l’extérieur n’est effectivement pas viable pour les bipèdes.

Liturgie et vieux castras débauchés.

Et Dieu créa la terre. Voilà. C’est tout. Mais encore? Euh…et bien c’est plus compliqué que ça, ait la foi, martela t-il. Merci monsieur le curé, dis-je, mais je dois vraiment quitter maintenant. Non, s’écria t-il. Viens avec moi boire une bonne tasse de lait aux pistaches dans le presbytère. D’abord je refusai, toutefois, lorsqu’il m’indiqua qu’une délégation du haut clergé y serait, je fus rassurer et accepta l’invitation. Représentant le Reich catholique et très chrétien dirigé par le commandant SS Ratzinger, la délégation fut de très bonne compagnie. Enfin, jusqu’à ce qu’elle se transforme en une masse informe de membres nus, qui, dans sa frénétique et vaine tentative de procréation divine, dissimulait très mal la présence de vieux castras débauchés. Ceux‑ci portaient tous un nom d’apôtre et représentaient l’élément imparfait de la structure divine. Quant aux divins, par ordre alphabétique décroissant, ils assénaient avec rage un saint coup de palet sur la côte de ces Adams empêchant, par ce stratagème, l’apparition symbolique de la femme et permettant du même coup la poursuite de la débauche. Ensuite, les vieux castras débauchés étaient abattus d’une glorieuse balle dans la nuque marquant ainsi le sacrifice du père de Jésus, le bienheureux Joseph, père de tous les cocus. Ainsi vous a été instruit les rudiments liturgiques du catholicisme. Demain, nous verrons comment se défendre contre de l’eau bouillante.

samedi 24 mai 2008

Drôle de noeud en pâte saupoudré de sel.

Les bretzels ne sont plus au caramel depuis un bon moment déjà, ils ne leurs restent que le sel salé allègrement. Pourquoi cette soudaine attention dirigée vers ce drôle de beignet tordu? À vrai dire, j’ai passé une très mauvaise journée, seule cette pensée m’a permis de renoncer à l’idée de me trancher un testicule afin de pouvoir quitter le bureau plus tôt. Donc, je pensais bretzel, mon testicule survivant. Constatant que les premières secondes de cette résolution allaient bon train, je me remis à agrafer des feuilles choisies aléatoirement dans une pile de document elle aussi choisie aléatoirement. Gaspard, mon voisin de cloison, me fit alors une remarque des plus saillante. Il soutenait que, puisque la pensée du bretzel fit en sorte de sauver un de mes testicules, le destin de ce dernier était désormais lié à l’acte de penser en permanence à un bretzel. Les dés étaient jetés, je pris à mes frais le reste de la journée. J’étais, et suis encore, apeuré à l’idée d’arrêter d’imaginer ce drôle de gros nœud pâteux. Trois jours déjà ont passés depuis ma dernière nuit de sommeil alimentant ainsi du même coup ma paranoïa et mon anxiété toute deux exponentiellement croissante. Empestant la transpiration, les yeux injectés de sang, immobile au milieu du salon dans une alarmante lucidité, l’avenir m’inquiète.

mardi 20 mai 2008

Pas Autriche, autruche calvasse.

Le carnaval est aux autruches! Ainsi soit‑il. Pardon? Franchement, comment peux-tu dire de telles conneries. Silence sot. Madame a une question. Non? Eh bien, procède nigaud. Tiens tiens, enfin une bonne question. Pour ton information, jeune homme, non, le Diable n’est pas qu’aux vaches. Coquin touche à tout, tel était son sobriquet, et ce depuis la petite école. Revenons, si tu le veux bien jeune idiot, au carnaval. Non, ne n’ai jamais dis cela, pas de cette manière en tout cas. Ce n’est pas que je n’aime pas les autruches, c’est que tout petit, une mauvaise expérience changea à tout jamais ma vie. Mes parents m’avaient amené dans le Grand Nord canadien afin d’observer les autruches dans leur habitat naturel. Mes parents étaient tout deux autruchologue et espéraient découvrir une espèce d’autruche très rare, l’autruche baltazarus-grandnordium. Alors que l’on effectuait une mission de repérage de routine, ma mère s’en prit verbalement à mon père. Elle lui reprochait de s'amuser à buter du pingouin par simple plaisir lors des rondes de surveillance. Mon père rétorqua qu’il n’était pas venu pour sauver les pingouins mais pour chasser de l’autruche. Ma mère se choqua et pour bien l'emmerder, elle se tira une balle dans la tête. Le camion capota et fini sa course au fond d'un ravin. Aussitôt nos esprits revenus, mon père s’empressa de quitter la carcasse, me laissant pour vivant dans la voiture en flamme. J’ai réussi ultérieurement à m’en dégager et j’eu assez de forces pour me rendre au village le plus près. Mais comble d’infortune, mon père ne se rendit jamais au village et l’on retrouva son corps tout balafré. Une autruche gros-phallus aurait tenté de s’accoupler avec papa, il est mort d’hémorragie interne. Alors moi, les carnavals d’autruches.

Jardin secret.

Tout le monde a le droit à son opinion, signalais-je à Rémi. Je presse le pas afin de le distancer, mais rien à faire. Il me talonne comme une tache de yaourt à la vanille sur le pantalon près de la fermeture éclair. Ce qui est le plus agaçant avec Rémi c’est sa propension à suivre les gens. Je le balancerais bien devant une moissonneuse-batteuse, mais Rémi n’existe pas. J’aimerais qu’il existe et quand j’y crois très fort, des fois je le vois. Mais pas aujourd’hui. J’y crois de moins en moins en fait. Mais que reste‑t‑il de Rémi? Eh bien, euh… c’est un peu personnel, ce n’est pas de vos affaires après tout.

mercredi 14 mai 2008

Belle moustache rousse.

Je ne sais pas pourquoi, mais elle persiste la sotte. Depuis sept minutes déjà elle tente en vain. Elle tente, depuis sept minutes déjà, en vain de s’engouffrer dans sa ferraille. Rien à faire, elle s’entête à s’incorporer. J’imagine que sa masse corporelle la privera d’oxygène dans l’habitacle, me dis‑je. Je me surprends à rigoler dans ma belle moustache rousse. Comment puis-je, moi, si vertueux, je fais du bénévolat vous savez; au cimetière, j’y enseigne la vie aux morts. Le commencement de la mort n’est pas pire que la fin de la vie si on regarde de près. Déjà, le tunnel et la lumière pour un aveugle valent au moins le prix du ticket. Bien que ce soit un allé simple on doit tout de même souligné qu’en ce qui concerne la gargantuesque tenace et bientôt épuisée idiote sus mentionné, ce ne sera pas l’espace qui manquera. Et puis, même si pour parvenir au tunnel elle le subira sûrement, pour l’en sortir, nous n’aurons pas besoin de la cramer au moins. Parce que je suis sûr qu’en ce qui concerne son présent pathétique effort, elle échouera à la fois d’y pénétrer et d’en sortir. Ne restera donc plus qu’a la cramer.

jeudi 8 mai 2008

Jean Jules et les ballons.

C’est par ce que Jean Jules aimait trop les montgolfières. Tout jeune déjà, il essayait innocemment de les attraper lorsqu’il les apercevait au ciel. Lorsqu’elles étaient au sol, par contre, son comportement changeait radicalement, il entretenait une animosité envers elles. Jean Jules, à cette époque, consommait énormément de friandises et abusait des boissons gazeuses. Il est vrai aussi que Jean Jules accusait un certain embonpoint à l’époque et tous affirmeront que cet aspect s’est grandement amélioré depuis. Il est également vrai aussi que dix-sept ans passés reclus dans un sous-sol ont grandement influencé cet ancien petit potelé, mais nous y reviendrons. Jean Jules, comme je le racontais, abusait des dérivés du sucre et méprisait les montgolfières au sol. Qu’en reste t‑il? Eh bien, à force d’être corrigé par son père afin qu’il se tiennent tranquille dans les foires, Jean Jules a associé tous les formes de ballon situé à une altitude de moins de dix mètres à une présence hostile. Ses premières années de tourment furent somme tout viable. Il évitait les espaces peu élevés et s’il était confronté à un ballon, Jean Jules utilisait une aiguille tirée de son étui ayant une extraordinaire capacité de neuf aiguilles, afin de dominer le ballon en le crevant. Un jour tandis qu’il cirait ses chaussures, la sonnette de la porte retentie. Jean Jules était très fébrile, lui qui, à cette époque, était toujours en quête d’aventure, cet imprévu le ravissait. Lorsqu’il ouvrit, il aperçu ce qui semblait être un homme. Ce n’était pas un homme au sens que nous l’entendons, cependant la chose avait l’aspect d’un hominidé. Ce gaillard de soixante‑quinze centimètres, était tout de marron vêtu arborant une moustache à longue pointe et un monocle fissuré. Le curieux personnage ne lui dit rien et lui tendit quelque chose qu’il dissimulait derrière son dos, un bouquet de vingt et un ballons volant à très bases altitude. Jean Jules, paniqué devant l’éventualité de ne pouvoir se débarrasser d’autant de ballon à la fois alla se réfugier, pleurant et hurlant, dans son sous‑sol. S’en était fait de Jean Jules. Il y a déjà quinze ans qu’il se terre négligeant, à la fois, les aliments riches en protéines et son hygiène corporelle. Vous voyez le tort que peut causer les ballons dans la vie des gens? Engageons nous ensemble pour un monde sans ballon et par le fait même, pour un environnement plus sain et invitant. Évidemment ce texte n’était pas subventionné par l’association pour un monde sans ballon et un environnement plus sain. (A.M.S.B.E.S.). Méfiez‑vous, vous aussi, de l’acronymisation.

mardi 6 mai 2008

Laissez-vous dériver.

La propagande, j’aime bien. Surtout lorsque je pique‑nique près du Saint‑laurent admirant le soleil, les pétroliers et les déchets médicinaux dérivant paisiblement. Oui, lorsqu’un B‑52 largue au‑dessus de ma tête des idées manufacturées et prédigérées, je me sens bien. Au moins, sous cette forme, l’aspect de la diffusion de l’information peut éveiller le sens critique. Mais, une autre forme autrement plus perverse a été élaborée. Plus pernicieuse et plus furtive, j’ai nommé la sensibilisation. Drapé de vertu, tenante haut la main le flambeau du savoir‑vivre collectif et de la rationalité effective, la sensibilisation ferait pâlir de jalousie le malicieux et bon vivant Goebbels. Ne mange pas ceci, c’est mauvais pour le cholestérol. Attention a cela, tes enfants peuvent se blesser. Ne court pas dans le salon après ton frère avec un couteaux en mangeant un Jos Louis, Robert, tu pourrais accrocher et briser la télévision qu’il faudra alors remplacer et par le fait même, créer de la pollution en jetant la vieille télé et de l’exploitation au Timor Orientale pour la nouvelle. En ce qui me concerne, ébahit devant la splendeur de la futilité de mon existence, je m’approchai de la rive et me laissa, moi aussi, dériver parmi les déchets médicinaux.

samedi 19 avril 2008

Environnemental, c'est pas une sorte de fromage?

L’environnement, on le sait, fait parti des préoccupations quotidiennes de millions de jeunes gens atteint du syndrome du cowboy-fringus. (Fringant, de fringue, renvoyant à fripe, ce dernier du latin faluppa; fibre, chose sans valeur) + (cowboy de l’anglais; vacher) = préoccupation environnementale. Cette pathologie affecte nombre d’entité social désillusionnée, en quête de finalité à leurs misérables et banales actions. Quand je vais à l’épicerie, j’amène toujours mon sac réutilisable, moi. Moi, je fais toujours du covoiturage lorsque je vais au dépanneur dans mon gros pick-up consommant de l’éthanol, moi. Moi, je fume biodégradable, moi. Moi, je porte des vêtements mangeables, moi. Moi. Pour ma part, je préfère encore versé mes restes de fond de canne d’huile dans de jolie étang où les cygnes auraient trouvé refuge d’un air satisfait, mais entre ce que je dis et ce que je fais...

jeudi 17 avril 2008

Le destin de Jean Collobin et du Capitaine Meloche à la suite de leur rencontre innopinée avec un personnage prénommé Dieu Biblique.

L’hiver a été long et les femmes sont en fourrures. La Nouvelle‑France n’existe pas encore et, en 1509, non les BlackBerry n’existaient pas Chantal. Chantal n’est pas, pour ainsi dire, la plus intelligente des connes, vous savez le type de personne qui garde en souvenir le cordon ombilical de son enfant. Néanmoins, les cordons ombilicaux, eux, existaient au XVIe siècles et je profite de l’occasion pour vous tendre la main et, d’un pas enjoué, retourner en pré‑Nouvelle-France, à l’an de grâce 1509. Jean Colobin est un pré‑jésuite novellus‑franquin établit près d’une mystérieuse forêt, dont il ne s’approche jamais, et d’un bureau de poste. Jean est traqueur de saumon, ils les fument, les salent et les rejettent à la mer. Jean Colobin n’a jamais été très malin non plus, mais comparé à toi, Chantal, il a au moins un facteur atténuant dut à la grotesque sottise généralisée de son époque. En fait, Jean espère, par ce processus, implanter une nouvelle espèce de poisson plus pratique à la consommation et par le fait même, faire un pied de nez à Dieu en tant que créateur. Jean garde un souvenir âcre de sa rencontre fortuite avec Dieu. Jean déambulait inconsciemment aux abords d’un précipice et naïvement, il s’approcha afin d’uriner. Il éteignit son téléphone cellulaire, pour ne pas être déranger j’imagine, et pissa sur le créateur qui y faisait sa lessive. Ce jour là, Jean appris une chose : le très eucharistique monothéiste n’aime pas que l’on fasse pipi dessus, du haut d’une falaise. D’abord, ce n’est pas très hygiénique, ensuite ça sent mauvais et tertio, c’est quelque peu vexant. Dieu, emplit de rage, décida de punir cette offense. Il exigea de Jean et de sa descendance masculine, l’offrande du bout de leur zizi et leur ordonna de tuer, après avoir évangéliser (munir d’une âme), tout les amérindiens de ce continent. Bien que ce récit explique à la fois, la pratique de la circoncision et le massacre des, soi-disant, premières nations, il manque encore la pièce maîtresse de ce puzzle. La Mérique, de son vrai nom, fut découverte en -7900 a.v J.C., par un dénommé Capitaine Meloche. Le capitaine était accompagné d’un jeune mousse prénommé Dieu Biblique et ils naviguaient tout les deux se racontant plaisanteries salaces et leurs déceptions amoureuses. Biblique était jaloux du navire du capitaine et projeta de le saborder. Il était aussi épuisé de l’attitude de Meloche qui, dès que ce dernier faisait sa lessive, urinait sur lui de par une fente sur le pont. Dieu Biblique s’aborda, donc, le navire, tout près de l’actuelle ville de Verdun. Le capitaine ne savait pas nager et il se noya. Dieu Biblique, lui, resta pris en Mérique et c’est à cet endroit qu’il fit venir son neveu, Jésus de Joliette de son vrai nom. Voyez-vous la beauté des sciences historiques empiriques? Tout s’entrecoupe et s’explique.

dimanche 13 avril 2008

Pieuvre morte sur un plancher froid.

Thierry est boucher. Son arrière grand-père l’était et ses deux mamans aussi, son grand‑père étant mort né, il n’avait pas eu la chance de buter du dindon. Son arrière grand-père, Hermus, zigouillait des biches pour en faire de succulente fesses de biche désossées. Thierry, lui, travaille chez Chanel, une usine de transformation de la viande à Carignan-Est. Passant ses journées à éplucher du poulet, il vomissait quelque fois dans un récipient prévu à cet effet. Il est midi, c’est bien. Ayant mille huit cent secondes à dépensé, il est fébrile. Que ferais‑je de tout ce temps, se demande t‑il? Considérant la cigarette, le délai de conception du café par la mystérieuse machine brune et le temps nécessaire, afin d’ingurgiter un plat congelé sandwich moutarde poulet pressé, il lui reste neuf cents secondes à sa libre disposition. Il pourrait consulter la rubrique nécrologique du journal, ou encore s’adonner à la oisive contemplation d’un mur blanc maculé de sang de cochon, mais non. Thierry, pendant ses neuf cents secondes disponibles, s’entraîne à devenir médium. C’est son père, qui n’était pas boucher, qui lui a dit, un jour, un funeste jour, qu’il l’était probablement. Ce jour là, Thierry s’était levé tôt afin d’aller au champignon. En revenant, le corbillon bien rempli, il crut apercevoir une de ses mères se faire battre à coup de jarret dans la basse-cour. Il courut se cacher sous son lit dans sa chambre, sous le balcon. Son père, à la chemise, mystérieusement jusqu’à ce jour, ensanglanté, alla le rejoindre. Thierry lui raconta ce qu’il crut voir se produire et son père rigola en se frottant les mains. Ce dernier lui annonça qu’une de ses mères venait de succomber à la mort et que ce qu’il prenait pour véridique n’était qu’une banale prémonition. Depuis ce jour, Thierry aspire à devenir médium professionnel. Il a déjà aperçut une compétition de médiums à la télé, le gagnant avait la faculté de pouvoir parler à des gens, orphelins et sans relations sociales, dans le coma. Thierry était subjugué. Il était rassuré aussi, se disant que si par malheur il tombait dans le coma, quelqu’un sur cette terre saurait communiquer avec lui. Le temps réel disponible à sa disposition s’étant écoulé, il dut retourner éplucher des poulets. Lorsqu’il se présenta avec sa carte de temps devant l’horodateur, il songea au geste qu’il allait commettre. Le fait d’insérer ce qui le définit pour la compagnie, sa carte de temps vendus, dans l’horodateur, lui fit penser à une analogie sexuelle. Il copulait littéralement avec la compagnie qui daignait l’embaucher. Il lui consacrait du temps pour une quelconque récompense et pour la fuir, il allait l’oublier au pub avec les copains. La plupart du temps elle l’emmerdait et il ne songeait qu’à changer de compagnie.

lundi 7 avril 2008

Navette spatiale

La nature s’éveille, les canards se feront incessamment, comme par hasard, canarder et les chats se noieront dans les piscines. Dehors il y a comme une odeur de merde. Je ne sais pas, mais cette odeur flotte, me cajole, me rassure. Je n’ai jamais été un grand romantique, mais l’odeur de caca… Soudainement, songeant au suicide, je réalise à quel point ce geste est vain. Premièrement, ce geste soit disant irréversible, n’est pas obligatoirement requis si ce qu’il nous pousse à agir n’est que la honte, les remords, la vengeance ou tout simplement le syndrome de "juste pour le trip". L’autoamputation affiche des résultats plus qu’impressionnant et est plus qu’éprouvée en laboratoire. Eh oui, finit les temps où les plus braves d’entres nous se balançait au bout d’une corde, maintenant l’ablation stratégique peut vous aider. Imaginez si au Québec (Fucking french countrie) nous aurions pu couper 15 fois mille jambes au lieu de 15 fois mille cordes. Ce qu’il y a de thérapeutique dans le cas de l’autoamputation ciblée, c’est qu’elle fait émerger chez le sujet un sentiment d’accomplissement, de dépassement. Qui se sentirait peu fier après un tel exploit barbaro-chirurgicale? Peut-être un suicidaire endurci, mais encore. Deuxièmement, ce geste règle rarement le problème, sauf si c’est vous le problème ou encore, si vous êtes deux dans une navette spatiale dérivante et qu’il n’y à pas assez d’oxygène pour deux et que l’autre c’est une femme et qu’elle porte votre enfant, futur héritier d’un lointain royaume, là ça va, mais de grâce soyez original merde.

dimanche 6 avril 2008

Walt Disney et perceuse.

Que ferons-nous? Que ferons nous quand tout s’écroulera, lorsque les usines à Jello cesseront de fonctionner. Quand la machine à mettre le lard dans la canne à bine sera inopérante, saurons nous survivre? Jim pense que non, mais Jim dit bien des choses. Il a déjà été champion de Badminton division B avec les moustiques de Baltazar et depuis ce moment, sa vie est vide de sens. Considérant que Jim dit bien des choses, il serait intéressant de revoir la question, saurions-nous survivre. Les spécialistes ne s’entendent pas tous sur la question et sont divisés en deux camps, les Délugiens et les Maraskas. Les Délugiens répandent des théories voulant que le futur ne soit qu’une longue suite de calamités. Les femmes accoucheront de flaques de vomie putréfiant dans un coulis de morve fumante. Les eaux se transformeront en une nauséabonde et visqueuse boue colportant des maladies transmissibles sexuellement ainsi que la mode des comédies romantiques, bref l’apocalypse. Les Maraskas, quant à eux, appréhende l’avenir avec plus d’enthousiasme, ils prétendent que nous suffoqueront quelques minutes seulement après qu’une gargantuesque dame cosmique enfouira la planète toute entière dans son monumental cul. Ma vérité ne se trouvant pas chez les prédicateurs de la science je me proposai d’élaborer ma propre théorie. La dame cosmique ne pouvait pas exister, tout comme les archivistes d’ailleurs, tandis que les femmes et les eaux seront toujours soumises à la volonté de l’homme. Que ce passera t‑il alors? Assurément, absolument rien. Comme la vie après la mort, que dalle, niet camarade. Mais, permettez moi d’ajouter un peu de fantaisie dans ce scénario trop réaliste, donc emmerdant. Que diriez-vous d’une rébellion des objets utiles mais laissez pour compte. Se faire mordre par un beurrier ou encore se faire uriner dans les pantalons par un porte-clés, plus encore être assaillit par une horde déchaîné d’épingles à linge. Comment évacué l’anxiété liée à ces scénarios catastrophique, me demanderez-vous? Par le visionnement d’images horribles défilant à grande vitesse jumelé à une hasardeuse ablation d’une partie déficiente du cerveau, bien sûr. À trop penser l’on devient dangereux, pour le bien du groupe nous devrions tous s’armer de perceuse, l’appuyer sur son front et appuyer sur la détente tout en s’imaginant être à Walt Disney avec Goofy, Hansel et Gretel.

vendredi 4 avril 2008

Je sais, on m’a dit, j’ai cru.

Gaston n’a pas toujours été ainsi. Depuis qu’il a échoué sur cette île, Gaston a changé. Avant il savait se contenter de peu, il passait ses soirées sur le toit de sa baraque, assis sur sa chaise de camping en bobette-camisole, muni de sa carabine. Maintenant Gaston n’a plus de baraque sur laquelle monter et encore moins de carabine avec laquelle légiférer. Seul avec lui-même, l’homme songe. Gaston n’avait jamais navigué auparavant, il était aussi le seul à le savoir. Sur son île d’environ huit mètres carrés, il y a peu de chose, deux gros cailloux et un chardon. Il a par contre réussit à sauver quelques chose des eaux, une carte. Personne ne sait où il se trouve, mais lui oui, Gaston est rassuré. Gaston a toujours été de nature anxieuse et parfois des voix lui disent de faire des choses. Hier soir, les voix l’ont menées au port. Elles ne savaient pas que Gaston n’avait jamais navigué. Privé de ses nombreux médicaments, Gaston commence à apercevoir ses voix. Pour la première fois, il peut voir ses amis : Patrice, Claude, Chantal, Boris, Monique la méchante, Buffalo Bill et Maurice le coquin gaffeur. Dès qu’elles eurent pris forme, ses voix qui expérimentaient pour la première fois le monde physique, ne trouvèrent rien de mieux à faire que de tester leur appareil reproducteur. Scène grotesque pour un tout être équilibré, car ces entités n’ont aucune idée du où rentrer quoi. Certes, Gaston pourrait aisément rejoindre à la nage, le port à quelques mètres de son île, mais Gaston n’est pas qu’un anxieux angoissé, il est aussi un sale pervers.

dimanche 30 mars 2008

Féminazisme

Qu’est-ce que le féminisme? Est-ce cancérigène ou pire encore, est-ce contagieux? En ce qui concerne la première question, personne ne le sait vraiment, tandis que pour les deux dernières, ils sont évidemment des affirmations démontrables scientifiquement. Les plus anciennes féministes répertoriées se retrouvent dans les personnes des amazones. Ces anti-chromosomes Y [igrek] notoires, farouches guerrières mythiques à un sein, sont en quelques sortes l’expression de l’abolition de la différenciation profonde entre les femmes et les hommes et j’ai nommé; le pénis. Les femmes n’ont, pré‑contemporainement parlant bien sûr, à peu près jamais participé aux guerres et ces combattantes ne sont malheureusement qu’un fantasme. Il serait éventuellement charmant de s’intéresser aussi au niveau représentatif de cette mutilation qui consistait pour elles à se trancher un sein afin de mieux guerroyer, archère montée de condition. Mais revenons au principale afin de mieux entrevoir la situation. Ce n’est pas de la condition générale des femmes qu’il est question ici, mais bien de leur branche combattante, les femmes‑pénis. Une mancus-khrômasôma-igrek typique de l’aile combattante veut plus que l’égalité de ses droits face à ceux des hommes, elle veut l’abolition des caractères distinctifs de son genre. Cette militante, appelons la Gostrande. Gostrande se promène seins nues (eh oui, elle en à deux) dans la rue s’offusquant du regard furtif des adolescents quittant l’autobus scolaire. Elle s’offusque par ce qu’elle considère légitime d’agir ainsi, mais elle se console aussitôt en se répétant que toutes les pionnières ont passées par là, de Cléopâtre à Marilyn Monroe, elles ont chacune été traitée de pute à leur époque. Une soudaine envie d’uriner l’extirpe abruptement de ses pensées, mais elle ne s’en inquiète pas pour autant, elle a déjà aperçu un petit bosquet. Elle s’en approche et pisse debout un peu maladroitement. Je suis libre, s’écrit‑elle, je suis libre. Gostrande, libre et détrempée, se remet à déambuler seins nues sans but dans la rue tressant ses aisselles, la moustache dans le vent. Parce qu’il y a ça aussi, elles sont moches les Gostrandes typiques.

mardi 18 mars 2008

Rockin-chair, l'indispensable et Lionel.

J’aime les pique-niques endiablés, mais pas toujours. Non, parfois je bois du café aussi. Le café et la cigarette sont de mises lorsque je crois que je pense à ceci. À quelque chose, mais pas une en particulier, je pense un peu à rien, en fait, concentré. Spéculant sur ceci et cela, examinant le pourquoi du par-dessus de l’en dessous, je déprimai. Dépérissant ainsi sur mon fauteuil à bascule, que je n’avais quitté depuis trop longtemps, j’aperçus par la fenêtre un type au cas plus inquiétant que le mien. Il s’agissait à première vue d’un homme dans la quarantaine, de type caucasien, armé d’un fusil, d’un imperméable ainsi que d’un chapeau très haute forme. Traqué par les forces de l’ordre, l’homme qui semblait, selon les cris de la police, se prénommer Lionel, s’était réfugié au sommet de la tour d’eau du village, le con. Ainsi cerné, il injuriait les passants, dont la veuve Mcdougaht, qui n’avait jamais été traitée de telle manière depuis la fois où un Allemand l’avait entraîné dans une grange. Celle-ci, la veuve pas la grange, pourra alors continuer de nous casser les oreilles en rajoutant un chapitre à l’histoire qu’elle nous radote déjà sans cesse, je hais ce village. Quelques heures plus tard, heureusement, Lionel se suicida à court d’invectives, à l’aide d’un manque volontaire d’oxygène. La radio jouait à ce moment une belle ballade pathétique accompagnant un homme pathétique dans une mort grotesque, je hais ce village. Lionel fut sûrement un voisin sans reproche possédant un diplôme plus qu’universitaire, employé modèle, une connaissance attentionné. Mais Lionel n’est plus. Lionel aimait les agrumes autant que sa bicyclette et les randonnés qu’elle lui permettait. Il se l’est fait voler la semaine dernière. Lionel avait un rêve. Lionel voulait être capitaine de bateau cargo transportant aussi des véhicules lourd. Mais Lionel ne savait ni lire ni nager et avait parfois la mauvaise habitude de n’avoir aucune personnalité. J’étais heureux, apaisé. Ma vie ne reprenait pas un sens pour autant, mais j’étais soulagé. Je venais d’assister au moment de gloire d’un désespéré refoulé. La vie est belle. Lorsque celle des autres s’effondre devant mes yeux, je me console. Je tiendrai encore quelques jours, je le crains, je hais ce village.

samedi 15 mars 2008

Bandit, le chaton belge.

Nombre d’espèces, jugées nuisibles ou amusantes, peuplent notre planète depuis déjà un certain moment. Ce que l’on en dit ou ce que l’on en pense n’affecte en rien l’utilité de ces bougres. Je prône ouvertement depuis quelques semaines pour la suprématie bipède, ce qui fait en sorte que j’ai une certaine réserve envers certaines curiosités, tels les singes et les koalas. Mais chaque espèce a ses héros, inévitablement certains sont moins plus meilleurs que les autres. Prenons le cas de la tortue dans Le lièvre et la tortue, par exemple. La morale de l’histoire enseigne, en gros, aux enfants qu’ils ne doivent pas faire d’effort, car les autres sont de nature vaniteuse et finiront par se planter tout seul. Comme c’est con, je déteste les morales passives. Batman la chauve-souris, par contre, peut inculquer de bonne valeur aux enfants. Quand les conflits surviennent, les paroles ne servent plus qu’à narguer l’adversaire et ce sont les poings qui règlent les conflits. La chauve‑souris gagne toujours et son compagnon, le très viril Robin, vit l’aspect sentimental de ce joyeux tandem. N’est ce pas inspirant pour nos jeunes? À ce lot d’animal héros, nous pourrions rajouter Spiderman l’araigné, Yogi l’ours, Maya l’abeille et Baltazar le préservatif inquiet. Touts ces héros sont des bipèdes et c’est pour cette suprématie que je milite. Les loufoques prétentions de certains scientifiques voulant que nous descendions du singe sont de mesquines et calomnieuses aberrations. Descendre de quoi? Nous évoluons nous de descendons pas c’est ridicule, qu’est que ces conneries? Viva la revolution! Pro-bipèdes, votre voix bien assez tôt nous entendrons.

mercredi 12 mars 2008

Des nobles et des morues.

Le matin parfois ou même l’après-midi, il m’arrive de réfléchir. Je redoute toujours ce moment. Si bien qu’il m’arrive de vomir lorsque j’appréhende cette activité, mais je vous en épargne les détails. Bref, je réfléchissais douloureusement lorsqu’une grande nouvelle frappa mon esprit torturé. La télévision commençait à peine de me soulager avec une pub de Vulvoline quand j’appris que Sir James Paul McCartney abandonnait la défense de nos phoques pour se concentrer sur les Kangourous. Nos marteleurs de crânes de phoques québécois ne sont plus assez méchant pour monsieur le bourgeois. Fait à souligner, il est quand même paradoxal d’être, tout comme Sir Conrad Black, un Bourgeois-noble (Burgeis-nobilis). Mais revenons à nos Kangourous, qu’ont-ils de plus cute que nos plus meilleurs phoques québécois? Je ne sais pas, mais les kangourous ont au départ un net avantage; c’est qu’il est chassé toute l’année. Comparé à nos phoques qui ne sont chassé que pendant une courte période, Skippy apporte une bien plus longue couverture médiatique, au moins dix mois de plus par année. De plus, je crois que les humains s’identifient plus facilement à un bipède qu’à une sorte de poisson velu. En parlant de poisson, il est quand même étonnant que, malgré les grands discours, aucune vedette ne s’entête à sauver la morue. Malheureusement pour celle-ci, elle est plus utile que jolie. J’imagine mal Sir James Paul McCartney avec une morue dans les mains sur le front page d’Écho Veudette .

mardi 11 mars 2008

Stupidus-cerebellum

L’intelligence peut-elle devenir une pathologie? La question mérite d’être explorée, bien des génies étaient en fait de gros connard. De Platon à Einstein en passant par Robinson Crustacé seul sur son île, bien des cons ont coulés sous les ponts. Pourtant, ces génies ont marqués leurs époques en élaborant de nouvelles théories qui révolutionnèrent nos petite et insignifiante existence. Certains de ces esprits, les moins intelligents d’entre eux, se sont même adonnés par oisiveté à ce que l’on nomme art. Je n’ai aucunement l’intention de faire ici le procès de l’art, mais force est d’admettre que l’intelligence peut être cristallisée, une sorte de mélange à jus Mccain concentré dans un domaine d’activité donné. À la rigueur, l’état de fait de leur sottise me laisse, grossomerdo, indifférent. Cependant, le danger survient lorsque certains de ces génies mutent en une forme plus chiante; le Stupidus-cerebellum. Comme chaque espèce, celle-ci à sa propre pensée globale qui s’exprime pour ces cervi-pèdes dans la crainte de voir leur génie se diluer dans la masse menaçante de barbares assoiffées de leurs sublimes idées. Mais ces gens ne sont pas vaniteux pour autant. Ils ne se sentent supérieur à leurs semblables, ce sont les autres qui sont cons. Beaucoup d’espèces ont aussi leur Église. Pour le Stupidus‑cerebellum, cette Église c’est la Mensa.

J'aurais dû écouter maman

Je n’ai jamais été particulièrement attiré par mes congénères. Ma maman me disait lorsque j’étais plus jeune que des amis j’en aurai jamais. Ce n’était pas faux à l’époque et c’est encore plus vrai aujourd’hui. Afin de remédier à la situation, je décidai de m’en créer. Après plusieurs jours passés à discuter avec Baltazar, je m’en lassai. Baltazar était peu loquasse, situation qui s’explique surtout par le fait qu’il était le fruit de mon esprit. Parce qu’il n’arriva jamais à m’apporter quelque chose de nouveau et au contraire ne fit que me conforter dans ma triste position, je n’eu d’autres que de le désinventer. Donc, toujours plus seul et convaincu de la piètre qualité de mon existence, j’eu une idée de génie, trouver plus con que moi. Ce ne fut pas si difficile. Mon radar à connard m’indiqua le lieu où je pourrais rencontrer mes semblables, soit des gens pathétiques, obstinés et convaincus. Lorsque je m’aperçus que je connaissais cet endroit depuis un moment déjà, je m’en voulu, j’aurais dû y penser, l’AFESH. Cette association étudiante se réclamant autant du marxisme-léninisme, de la vulgaire connerie que de la vindicative revendication m’allait comme un gant. Car, comme dit le dicton; plus on est nombreux moins on à l’impression d’être con, j’avais la ferme intention de profiter du sentiment de réconfort qu’apporte la dynamique de groupe. Mais honte à moi, je m’étais lavé ce matin-là et je fus aussitôt écarté de la divine providence. Chassé du confortable atelier à conformité tant espéré. Lorsque, par mégarde, je soulignai que je n’étais nullement infecté par quelques maladies transmissibles sexuellement soient-elles, je me fis menacer de lapidation. Bien que les cailloux utilisés à mon endroit fut le fruit d’une collecte Équitable et certifiée Biologique, le doux réconfort que ces mots apportaient à mes assaillants ne changea rien à la vive douleur que mon visage expérimenta. Je courus et courus, toujours poursuivis, jusqu'à ce que je rencontre un attroupement de punk défoncé. Je ne savais pas jusqu'à ce moment que les gau-gauches et les punks ne s’aimaient pas beaucoup et je compris soudainement pourquoi. Chacun sont porteurs de maladies incompatible entre elles, soit la chlamydia et l’herpès buccale pour les premiers et un gentil VIH pour les seconds. Tandis qu’ils s’invectivaient à qui mieux mieux, je pris une fois de plus la fuite en me promettrant de ne plus jamais fuir la solitude. De toute façon, n’est-elle pas plus souhaitable que d’être entouré de connards?