Je n’ai jamais été particulièrement attiré par mes congénères. Ma maman me disait lorsque j’étais plus jeune que des amis j’en aurai jamais. Ce n’était pas faux à l’époque et c’est encore plus vrai aujourd’hui. Afin de remédier à la situation, je décidai de m’en créer. Après plusieurs jours passés à discuter avec Baltazar, je m’en lassai. Baltazar était peu loquasse, situation qui s’explique surtout par le fait qu’il était le fruit de mon esprit. Parce qu’il n’arriva jamais à m’apporter quelque chose de nouveau et au contraire ne fit que me conforter dans ma triste position, je n’eu d’autres que de le désinventer. Donc, toujours plus seul et convaincu de la piètre qualité de mon existence, j’eu une idée de génie, trouver plus con que moi. Ce ne fut pas si difficile. Mon radar à connard m’indiqua le lieu où je pourrais rencontrer mes semblables, soit des gens pathétiques, obs
tinés et convaincus. Lorsque je m’aperçus que je connaissais cet endroit depuis un moment déjà, je m’en voulu, j’aurais dû y penser, l’AFESH. Cette association étudiante se réclamant autant du marxisme-léninisme, de la vulgaire connerie que de la vindicative revendication m’allait comme un gant. Car, comme dit le dicton; plus on est nombreux moins on à l’impression d’être con, j’avais la ferme intention de profiter du sentiment de réconfort qu’apporte la dynamique de groupe. Mais honte à moi, je m’étais lavé ce matin-là et je fus aussitôt écarté de la divine providence. Chassé du confortable atelier à conformité tant espéré. Lorsque, par mégarde, je soulignai que je n’étais nullement infecté par quelques maladies transmissibles sexuellement soient-elles, je me fis menacer de lapidation. Bien que les cailloux utilisés à mon endroit fut le fruit d’une collecte Équitable et certifiée Biologique, le doux réconfort que ces mots apportaient à mes assaillants ne changea rien à la vive douleur que mon visage expérimenta. Je courus et courus, toujours poursuivis, jusqu'à ce que je rencontre un attroupement de punk défoncé. Je ne savais pas jusqu'à ce moment que les gau-gauches et les punks ne s’aimaient pas beaucoup et je compris soudainement pourquoi. Chacun sont porteurs de maladies incompatible entre elles, soit la chlamydia et l’herpès buccale pour les premiers et un gentil VIH pour les seconds. Tandis qu’ils s’invectivaient à qui mieux mieux, je pris une fois de plus la fuite en me promettrant de ne plus jamais fuir la solitude. De toute façon, n’est-elle pas plus souhaitable que d’être entouré de connards?
mardi 11 mars 2008
J'aurais dû écouter maman
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1 commentaire:
Moi ma mère me disait toujours: arrête de respirer et t'auras un bonbon!
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