J’aime les pique-niques endiablés, mais pas toujours. Non, parfois je bois du café aussi. Le café et la cigarette sont de mises lorsque je crois que je pense à ceci. À quelque chose, mais pas une en particulier, je pense un peu à rien, en fait, concentré. Spéculant sur ceci et cela, examinant le pourquoi du par-dessus de l’en dessous, je d
éprimai. Dépérissant ainsi sur mon fauteuil à bascule, que je n’avais quitté depuis trop longtemps, j’aperçus par la fenêtre un type au cas plus inquiétant que le mien. Il s’agissait à première vue d’un homme dans la quarantaine, de type caucasien, armé d’un fusil, d’un imperméable ainsi que d’un chapeau très haute forme. Traqué par les forces de l’ordre, l’homme qui semblait, selon les cris de la police, se prénommer Lionel, s’était réfugié au sommet de la tour d’eau du village, le con. Ainsi cerné, il injuriait les passants, dont la veuve Mcdougaht, qui n’avait jamais été traitée de telle manière depuis la fois où un Allemand l’avait entraîné dans une grange. Celle-ci, la veuve pas la grange, pourra alors continuer de nous casser les oreilles en rajoutant un chapitre à l’histoire qu’elle nous radote déjà sans cesse, je hais ce village. Quelques heures plus tard, heureusement, Lionel se suicida à court d’invectives, à l’aide d’un manque volontaire d’oxygène. La radio jouait à ce moment une belle ballade pathétique accompagnant un homme pathétique dans une mort grotesque, je hais ce village. Lionel fut sûrement un voisin sans reproche possédant un diplôme plus qu’universitaire, employé modèle, une connaissance attentionné. Mais Lionel n’est plus. Lionel aimait les agrumes autant que sa bicyclette et les randonnés qu’elle lui permettait. Il se l’est fait voler la semaine dernière. Lionel avait un rêve. Lionel voulait être capitaine de bateau cargo transportant aussi des véhicules lourd. Mais Lionel ne savait ni lire ni nager et avait parfois la mauvaise habitude de n’avoir aucune personnalité. J’étais heureux, apaisé. Ma vie ne reprenait pas un sens pour autant, mais j’étais soulagé. Je venais d’assister au moment de gloire d’un désespéré refoulé. La vie est belle. Lorsque celle des autres s’effondre devant mes yeux, je me console. Je tiendrai encore quelques jours, je le crains, je hais ce village.
éprimai. Dépérissant ainsi sur mon fauteuil à bascule, que je n’avais quitté depuis trop longtemps, j’aperçus par la fenêtre un type au cas plus inquiétant que le mien. Il s’agissait à première vue d’un homme dans la quarantaine, de type caucasien, armé d’un fusil, d’un imperméable ainsi que d’un chapeau très haute forme. Traqué par les forces de l’ordre, l’homme qui semblait, selon les cris de la police, se prénommer Lionel, s’était réfugié au sommet de la tour d’eau du village, le con. Ainsi cerné, il injuriait les passants, dont la veuve Mcdougaht, qui n’avait jamais été traitée de telle manière depuis la fois où un Allemand l’avait entraîné dans une grange. Celle-ci, la veuve pas la grange, pourra alors continuer de nous casser les oreilles en rajoutant un chapitre à l’histoire qu’elle nous radote déjà sans cesse, je hais ce village. Quelques heures plus tard, heureusement, Lionel se suicida à court d’invectives, à l’aide d’un manque volontaire d’oxygène. La radio jouait à ce moment une belle ballade pathétique accompagnant un homme pathétique dans une mort grotesque, je hais ce village. Lionel fut sûrement un voisin sans reproche possédant un diplôme plus qu’universitaire, employé modèle, une connaissance attentionné. Mais Lionel n’est plus. Lionel aimait les agrumes autant que sa bicyclette et les randonnés qu’elle lui permettait. Il se l’est fait voler la semaine dernière. Lionel avait un rêve. Lionel voulait être capitaine de bateau cargo transportant aussi des véhicules lourd. Mais Lionel ne savait ni lire ni nager et avait parfois la mauvaise habitude de n’avoir aucune personnalité. J’étais heureux, apaisé. Ma vie ne reprenait pas un sens pour autant, mais j’étais soulagé. Je venais d’assister au moment de gloire d’un désespéré refoulé. La vie est belle. Lorsque celle des autres s’effondre devant mes yeux, je me console. Je tiendrai encore quelques jours, je le crains, je hais ce village.
1 commentaire:
Ouin! ça fait deux jours que t'as pas vomis de texte... on se ramollit!
Enregistrer un commentaire