samedi 19 avril 2008

Environnemental, c'est pas une sorte de fromage?

L’environnement, on le sait, fait parti des préoccupations quotidiennes de millions de jeunes gens atteint du syndrome du cowboy-fringus. (Fringant, de fringue, renvoyant à fripe, ce dernier du latin faluppa; fibre, chose sans valeur) + (cowboy de l’anglais; vacher) = préoccupation environnementale. Cette pathologie affecte nombre d’entité social désillusionnée, en quête de finalité à leurs misérables et banales actions. Quand je vais à l’épicerie, j’amène toujours mon sac réutilisable, moi. Moi, je fais toujours du covoiturage lorsque je vais au dépanneur dans mon gros pick-up consommant de l’éthanol, moi. Moi, je fume biodégradable, moi. Moi, je porte des vêtements mangeables, moi. Moi. Pour ma part, je préfère encore versé mes restes de fond de canne d’huile dans de jolie étang où les cygnes auraient trouvé refuge d’un air satisfait, mais entre ce que je dis et ce que je fais...

jeudi 17 avril 2008

Le destin de Jean Collobin et du Capitaine Meloche à la suite de leur rencontre innopinée avec un personnage prénommé Dieu Biblique.

L’hiver a été long et les femmes sont en fourrures. La Nouvelle‑France n’existe pas encore et, en 1509, non les BlackBerry n’existaient pas Chantal. Chantal n’est pas, pour ainsi dire, la plus intelligente des connes, vous savez le type de personne qui garde en souvenir le cordon ombilical de son enfant. Néanmoins, les cordons ombilicaux, eux, existaient au XVIe siècles et je profite de l’occasion pour vous tendre la main et, d’un pas enjoué, retourner en pré‑Nouvelle-France, à l’an de grâce 1509. Jean Colobin est un pré‑jésuite novellus‑franquin établit près d’une mystérieuse forêt, dont il ne s’approche jamais, et d’un bureau de poste. Jean est traqueur de saumon, ils les fument, les salent et les rejettent à la mer. Jean Colobin n’a jamais été très malin non plus, mais comparé à toi, Chantal, il a au moins un facteur atténuant dut à la grotesque sottise généralisée de son époque. En fait, Jean espère, par ce processus, implanter une nouvelle espèce de poisson plus pratique à la consommation et par le fait même, faire un pied de nez à Dieu en tant que créateur. Jean garde un souvenir âcre de sa rencontre fortuite avec Dieu. Jean déambulait inconsciemment aux abords d’un précipice et naïvement, il s’approcha afin d’uriner. Il éteignit son téléphone cellulaire, pour ne pas être déranger j’imagine, et pissa sur le créateur qui y faisait sa lessive. Ce jour là, Jean appris une chose : le très eucharistique monothéiste n’aime pas que l’on fasse pipi dessus, du haut d’une falaise. D’abord, ce n’est pas très hygiénique, ensuite ça sent mauvais et tertio, c’est quelque peu vexant. Dieu, emplit de rage, décida de punir cette offense. Il exigea de Jean et de sa descendance masculine, l’offrande du bout de leur zizi et leur ordonna de tuer, après avoir évangéliser (munir d’une âme), tout les amérindiens de ce continent. Bien que ce récit explique à la fois, la pratique de la circoncision et le massacre des, soi-disant, premières nations, il manque encore la pièce maîtresse de ce puzzle. La Mérique, de son vrai nom, fut découverte en -7900 a.v J.C., par un dénommé Capitaine Meloche. Le capitaine était accompagné d’un jeune mousse prénommé Dieu Biblique et ils naviguaient tout les deux se racontant plaisanteries salaces et leurs déceptions amoureuses. Biblique était jaloux du navire du capitaine et projeta de le saborder. Il était aussi épuisé de l’attitude de Meloche qui, dès que ce dernier faisait sa lessive, urinait sur lui de par une fente sur le pont. Dieu Biblique s’aborda, donc, le navire, tout près de l’actuelle ville de Verdun. Le capitaine ne savait pas nager et il se noya. Dieu Biblique, lui, resta pris en Mérique et c’est à cet endroit qu’il fit venir son neveu, Jésus de Joliette de son vrai nom. Voyez-vous la beauté des sciences historiques empiriques? Tout s’entrecoupe et s’explique.

dimanche 13 avril 2008

Pieuvre morte sur un plancher froid.

Thierry est boucher. Son arrière grand-père l’était et ses deux mamans aussi, son grand‑père étant mort né, il n’avait pas eu la chance de buter du dindon. Son arrière grand-père, Hermus, zigouillait des biches pour en faire de succulente fesses de biche désossées. Thierry, lui, travaille chez Chanel, une usine de transformation de la viande à Carignan-Est. Passant ses journées à éplucher du poulet, il vomissait quelque fois dans un récipient prévu à cet effet. Il est midi, c’est bien. Ayant mille huit cent secondes à dépensé, il est fébrile. Que ferais‑je de tout ce temps, se demande t‑il? Considérant la cigarette, le délai de conception du café par la mystérieuse machine brune et le temps nécessaire, afin d’ingurgiter un plat congelé sandwich moutarde poulet pressé, il lui reste neuf cents secondes à sa libre disposition. Il pourrait consulter la rubrique nécrologique du journal, ou encore s’adonner à la oisive contemplation d’un mur blanc maculé de sang de cochon, mais non. Thierry, pendant ses neuf cents secondes disponibles, s’entraîne à devenir médium. C’est son père, qui n’était pas boucher, qui lui a dit, un jour, un funeste jour, qu’il l’était probablement. Ce jour là, Thierry s’était levé tôt afin d’aller au champignon. En revenant, le corbillon bien rempli, il crut apercevoir une de ses mères se faire battre à coup de jarret dans la basse-cour. Il courut se cacher sous son lit dans sa chambre, sous le balcon. Son père, à la chemise, mystérieusement jusqu’à ce jour, ensanglanté, alla le rejoindre. Thierry lui raconta ce qu’il crut voir se produire et son père rigola en se frottant les mains. Ce dernier lui annonça qu’une de ses mères venait de succomber à la mort et que ce qu’il prenait pour véridique n’était qu’une banale prémonition. Depuis ce jour, Thierry aspire à devenir médium professionnel. Il a déjà aperçut une compétition de médiums à la télé, le gagnant avait la faculté de pouvoir parler à des gens, orphelins et sans relations sociales, dans le coma. Thierry était subjugué. Il était rassuré aussi, se disant que si par malheur il tombait dans le coma, quelqu’un sur cette terre saurait communiquer avec lui. Le temps réel disponible à sa disposition s’étant écoulé, il dut retourner éplucher des poulets. Lorsqu’il se présenta avec sa carte de temps devant l’horodateur, il songea au geste qu’il allait commettre. Le fait d’insérer ce qui le définit pour la compagnie, sa carte de temps vendus, dans l’horodateur, lui fit penser à une analogie sexuelle. Il copulait littéralement avec la compagnie qui daignait l’embaucher. Il lui consacrait du temps pour une quelconque récompense et pour la fuir, il allait l’oublier au pub avec les copains. La plupart du temps elle l’emmerdait et il ne songeait qu’à changer de compagnie.

lundi 7 avril 2008

Navette spatiale

La nature s’éveille, les canards se feront incessamment, comme par hasard, canarder et les chats se noieront dans les piscines. Dehors il y a comme une odeur de merde. Je ne sais pas, mais cette odeur flotte, me cajole, me rassure. Je n’ai jamais été un grand romantique, mais l’odeur de caca… Soudainement, songeant au suicide, je réalise à quel point ce geste est vain. Premièrement, ce geste soit disant irréversible, n’est pas obligatoirement requis si ce qu’il nous pousse à agir n’est que la honte, les remords, la vengeance ou tout simplement le syndrome de "juste pour le trip". L’autoamputation affiche des résultats plus qu’impressionnant et est plus qu’éprouvée en laboratoire. Eh oui, finit les temps où les plus braves d’entres nous se balançait au bout d’une corde, maintenant l’ablation stratégique peut vous aider. Imaginez si au Québec (Fucking french countrie) nous aurions pu couper 15 fois mille jambes au lieu de 15 fois mille cordes. Ce qu’il y a de thérapeutique dans le cas de l’autoamputation ciblée, c’est qu’elle fait émerger chez le sujet un sentiment d’accomplissement, de dépassement. Qui se sentirait peu fier après un tel exploit barbaro-chirurgicale? Peut-être un suicidaire endurci, mais encore. Deuxièmement, ce geste règle rarement le problème, sauf si c’est vous le problème ou encore, si vous êtes deux dans une navette spatiale dérivante et qu’il n’y à pas assez d’oxygène pour deux et que l’autre c’est une femme et qu’elle porte votre enfant, futur héritier d’un lointain royaume, là ça va, mais de grâce soyez original merde.

dimanche 6 avril 2008

Walt Disney et perceuse.

Que ferons-nous? Que ferons nous quand tout s’écroulera, lorsque les usines à Jello cesseront de fonctionner. Quand la machine à mettre le lard dans la canne à bine sera inopérante, saurons nous survivre? Jim pense que non, mais Jim dit bien des choses. Il a déjà été champion de Badminton division B avec les moustiques de Baltazar et depuis ce moment, sa vie est vide de sens. Considérant que Jim dit bien des choses, il serait intéressant de revoir la question, saurions-nous survivre. Les spécialistes ne s’entendent pas tous sur la question et sont divisés en deux camps, les Délugiens et les Maraskas. Les Délugiens répandent des théories voulant que le futur ne soit qu’une longue suite de calamités. Les femmes accoucheront de flaques de vomie putréfiant dans un coulis de morve fumante. Les eaux se transformeront en une nauséabonde et visqueuse boue colportant des maladies transmissibles sexuellement ainsi que la mode des comédies romantiques, bref l’apocalypse. Les Maraskas, quant à eux, appréhende l’avenir avec plus d’enthousiasme, ils prétendent que nous suffoqueront quelques minutes seulement après qu’une gargantuesque dame cosmique enfouira la planète toute entière dans son monumental cul. Ma vérité ne se trouvant pas chez les prédicateurs de la science je me proposai d’élaborer ma propre théorie. La dame cosmique ne pouvait pas exister, tout comme les archivistes d’ailleurs, tandis que les femmes et les eaux seront toujours soumises à la volonté de l’homme. Que ce passera t‑il alors? Assurément, absolument rien. Comme la vie après la mort, que dalle, niet camarade. Mais, permettez moi d’ajouter un peu de fantaisie dans ce scénario trop réaliste, donc emmerdant. Que diriez-vous d’une rébellion des objets utiles mais laissez pour compte. Se faire mordre par un beurrier ou encore se faire uriner dans les pantalons par un porte-clés, plus encore être assaillit par une horde déchaîné d’épingles à linge. Comment évacué l’anxiété liée à ces scénarios catastrophique, me demanderez-vous? Par le visionnement d’images horribles défilant à grande vitesse jumelé à une hasardeuse ablation d’une partie déficiente du cerveau, bien sûr. À trop penser l’on devient dangereux, pour le bien du groupe nous devrions tous s’armer de perceuse, l’appuyer sur son front et appuyer sur la détente tout en s’imaginant être à Walt Disney avec Goofy, Hansel et Gretel.

vendredi 4 avril 2008

Je sais, on m’a dit, j’ai cru.

Gaston n’a pas toujours été ainsi. Depuis qu’il a échoué sur cette île, Gaston a changé. Avant il savait se contenter de peu, il passait ses soirées sur le toit de sa baraque, assis sur sa chaise de camping en bobette-camisole, muni de sa carabine. Maintenant Gaston n’a plus de baraque sur laquelle monter et encore moins de carabine avec laquelle légiférer. Seul avec lui-même, l’homme songe. Gaston n’avait jamais navigué auparavant, il était aussi le seul à le savoir. Sur son île d’environ huit mètres carrés, il y a peu de chose, deux gros cailloux et un chardon. Il a par contre réussit à sauver quelques chose des eaux, une carte. Personne ne sait où il se trouve, mais lui oui, Gaston est rassuré. Gaston a toujours été de nature anxieuse et parfois des voix lui disent de faire des choses. Hier soir, les voix l’ont menées au port. Elles ne savaient pas que Gaston n’avait jamais navigué. Privé de ses nombreux médicaments, Gaston commence à apercevoir ses voix. Pour la première fois, il peut voir ses amis : Patrice, Claude, Chantal, Boris, Monique la méchante, Buffalo Bill et Maurice le coquin gaffeur. Dès qu’elles eurent pris forme, ses voix qui expérimentaient pour la première fois le monde physique, ne trouvèrent rien de mieux à faire que de tester leur appareil reproducteur. Scène grotesque pour un tout être équilibré, car ces entités n’ont aucune idée du où rentrer quoi. Certes, Gaston pourrait aisément rejoindre à la nage, le port à quelques mètres de son île, mais Gaston n’est pas qu’un anxieux angoissé, il est aussi un sale pervers.