vendredi 4 avril 2008

Je sais, on m’a dit, j’ai cru.

Gaston n’a pas toujours été ainsi. Depuis qu’il a échoué sur cette île, Gaston a changé. Avant il savait se contenter de peu, il passait ses soirées sur le toit de sa baraque, assis sur sa chaise de camping en bobette-camisole, muni de sa carabine. Maintenant Gaston n’a plus de baraque sur laquelle monter et encore moins de carabine avec laquelle légiférer. Seul avec lui-même, l’homme songe. Gaston n’avait jamais navigué auparavant, il était aussi le seul à le savoir. Sur son île d’environ huit mètres carrés, il y a peu de chose, deux gros cailloux et un chardon. Il a par contre réussit à sauver quelques chose des eaux, une carte. Personne ne sait où il se trouve, mais lui oui, Gaston est rassuré. Gaston a toujours été de nature anxieuse et parfois des voix lui disent de faire des choses. Hier soir, les voix l’ont menées au port. Elles ne savaient pas que Gaston n’avait jamais navigué. Privé de ses nombreux médicaments, Gaston commence à apercevoir ses voix. Pour la première fois, il peut voir ses amis : Patrice, Claude, Chantal, Boris, Monique la méchante, Buffalo Bill et Maurice le coquin gaffeur. Dès qu’elles eurent pris forme, ses voix qui expérimentaient pour la première fois le monde physique, ne trouvèrent rien de mieux à faire que de tester leur appareil reproducteur. Scène grotesque pour un tout être équilibré, car ces entités n’ont aucune idée du où rentrer quoi. Certes, Gaston pourrait aisément rejoindre à la nage, le port à quelques mètres de son île, mais Gaston n’est pas qu’un anxieux angoissé, il est aussi un sale pervers.

3 commentaires:

Anonyme a dit…
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Anonyme a dit…

Je lis, on m'a fait rire, j'ai ru.

Anonyme a dit…

je pense donc je rue