dimanche 29 juin 2008

Bidonville.

L’Afrique du Sud est un bien beau pays pour les blancs. Fred est l’un d’eux, il fréquente le campus de l’Université Sir Edward comme étudiant étranger depuis un an. Assis paisiblement sur le balcon il contemple la basse ville, envieux. Les gens du bidonville n’ont pas ses préoccupations, les études, le boulot et ses angoisses de jeunes célibataires en exil. Sirotant son café local, il songe à ce que le pays a vraiment besoin. Ça y est, je sais, se dit‑il; la liberté de presse et des élections libres et organisées. Des esprits libres ne nourrit‑il pas le ventre comme le dit le proverbe, ou bien serait‑ce le contraire? À quoi bon, il est ici, Dieu lui a donné le fric par la qualité de sa naissance. C’est son fardeau.

Un texte pas très bon.

Un chat sauvage au bal masqué, voilà un invité très peu apprécié. Imaginé si un faon arborait un veston en caleçon de renard. Vraiment n’importe quoi. Ceci étant dit, discutons du climat. Un bel été ensoleillé, n’est‑il pas? Bon, pour le soleil on repassera, mais il pleut au moins suffisamment. Et puis, la pluie elle passe elle, pas comme Monique qui elle se passerait très bien de moi. Elle ressemble tellement à ma mère vous savez. En fait non, vous ne le savez pas et moi non plus d’ailleurs, je ne l’ai jamais connu. Elle est allée rejoindre Jésus à ma naissance. Suis‑je ma mère?

dimanche 22 juin 2008




Partie I, première partie.

Qui suis‑je? Comment suis‑je bien arrivé ici? Mon armé, mon palais, mais comment? Et puis lui revient les souvenirs de ses derniers moments. Les jambes faibles devant les marches de l’échafaud, il essaie de ne pas se pisser dessus question de respecter un minimum de décorum, mais rien à faire. Ainsi condamné et humilié, il fut pendu haut et court devant une foule en liesse. Bon, se dit‑il, de toute façon c’est fini. Notre ami s’était imaginé la mort et son petit tunnel lumineux comme suite logique à la vie, mais il en était tout autrement. Marchant nonchalamment le long d’un boisé, il tomba sur ce qui semblait être une plage et en y regardant de plus près, il constata qu’il s’agissait, en fait, d’une sorte de Club Med. Et puis ils se dit : Ah wow t’as tu vu ça tabarnak, un club med kâlisse.

Partie II, les sportifs.

Bon, toute cette fabuleuse histoire mérite un petit résumé. Notre ami fut pendu (il en est évidemment mort), a marché en bordure d’une autoroute très achalandée et puis a vu un Club Med, voilà. Notre ami s’approche, donc, de la grande porte du manoir type Club Med. Deux types pratiquement nus avec des ailes de poisson volant et membré comme trois taureaux lui barre l’accès. Un des deux hommes s’approcha et l’appela par son nom de mortel. Saddam, tu as été très mauvais, un exemple de perversion et de manque de respect total envers la race humain et tu as même poussé le bouchon jusqu’à empêcher les vertueux journalistes de CNN de faire leurs reportages. Pour ces offenses, ce soir, tu feras équipe avec tonton Adolf, Staline et Jésus, vous affronterez la redoutable équipe composée de El conquistador Pinochet, Benjamin Franklin et de la Sagouine dans un match de Wizz sera qui disputé au stade JFK demain matin. L’homme ange poisson volant lui fit remarquer que bien évidemment il ne s’agissait pas que d’une simple invitation, mais qu’il devait y être sans faute, sinon… rien, juste sinon.

Partie III, la joute de Wizz.

Encore une récapitulation. L’homme est pendu et aperçoit un Club Med au lien du paradis ou quoi que ce soit de théologique. Quatre hommes anges poissons volants lui taxe son portefeuille contenant l’argent qu’il s’en allait rembourser à un violent créancier nommé Martin Luther King. Un ange lui apparaît et l’on apprend que notre ami est en fait Saddam Hussein ancien dictateur dans un désert peuplé d’enfants extrémistes prêt à tués pour une fiole de pétrole. C’est le matin et Saddam doit se rendre au stade JFK pour un match de Wizz contre Benjamin Franklin, Raspoutine et l’acteur qui joue dans l’agent fait la farce. Les gradins sont pleins à craquer, les gens hurlent et certains même se sodomisent d’enthousiasme. Les huit arbitres font leurs apparitions sur le terrain. Ces arbitres sont, en fait, des poulpes dans de trop petit aquarium munis de roulettes. Un de ceux‑ci lance une tête de chacal sur le terrain dans une zone marqué d’un cercle bleu. Jésus fonce sur la tête sans apercevoir que Raspoutine fonce sur lui à toute allure. Wow, Kaboum, ça c’est une belle corde à linge, Raspoutine. Jésus remue un peu les doigts, mais il semble hors du combat pour le moment. Raspoutine, pas peu fier de son exploit, nargue la foule d’un doigt d’honneur et s’empresse de quérir la tête de chacal. Pinochet, impassible jusqu’à maintenant, dégaine son pistolet sous les acclamations de la foule. Le fera t‑il? Oui, il se met en position de tir et explose le genou de Mère Térésa qui sautait pieds joints sur la tête de tonton Adolf pour se venger du rendez‑vous manqué dans les chiottes, il y a de ça quinze semaines non temporelles de cela. Saddam réussit à saisir la tête de chacal et gagna deux points non extensibles. La foule hurlait et scandait son nom tout en faisant la vague. Le match ainsi terminé, Saddam obtenu le grand prix du super gagnant de la joute tétra sportive de l’enfer. Eh oui, Saddam obtenu le privilège d’uriner sur un Mister T déguisé en écolière.

lundi 9 juin 2008

À quoi bon.

Le réveil sonne, je me lève. Une bonne douche de vinaigre froid achèvera mon sommeil, me dis‑je. Nu dans la douche qu’elle ne fut pas ma surprise de constater que mon réservoir de vinaigre froid était vide, merde. Résigné à prendre ma douche à l’eau chaude je rumine tout de même. Je sors de la douche me dirigeant vers la cuisine afin de me faire un bon café aux fruits. Rien à faire, je suis toujours désappointé. 8h20 sonne avec ses 8 2/3 coups, je dois y aller. J’ouvre la porte, m’enfarge sur un petit sac brun de caca en feu, perd l’équilibre, et atterrit face première dans un pâté au poulet brûlant. Aujourd’hui je resterai à la maison.

Le suicide-résurection.

La spiritualité est‑elle une doctrine ramenant l’esprit humain à celui de l’insecte, c'est‑à‑dire le simple fait d’exister? Question sans réponse. J’aurais dû le prévoir. Les morts sont peu bavards la semaine. Je m’appelle Jean‑Steve, je travaille à la morgue depuis cinq ans. Tout les ans j’y travaille depuis cinq ans, ça c’est la vérité. J’aime bien poser des questions existentielles aux cadavres humains, je sais qu’ils en connaissent les réponses et parfois, à force d’insistances, j’obtiens d’eux des râlements en guise de vérités absolues. Je m’en contente m’en satisfaisant même à ravir. Et puis je pense à Noël et puis à Pâque. Jésus savait toute ces vérités parce qu’il était mort et ensuite revenu. Je me dois de trouver une solution afin d’avoir accès à ces connaissances. J’ai trouvé! Je m’approche des casiers réfrigérés et sélectionne la moins moches et amochés. Ainsi choisie, elle sera la mère de nos enfants mi‑morts auprès desquelles j’irai quérir ces vérités. Je pourrai, à ma mort ressusciter et peaufiner ce ramassis de vérité parce qu’il y a toujours des petits bouts qui nous échappe par‑ci par‑là dans ce genre de truc. Alors au boulot et vite que l’on me suicide‑ressuscite.

Sylvain.

Monsieur Grichou a hérité d’une grosse fortune, voilà. Évidemment, ceci n’explique en rien les faits. Que sont‑ils? Eh bien, M. Grichou s’est fait prendre la main dans le sac ou plus précisément la main sur la poche, la poche d’un singe au zoo municipal de Saint‑Ursule. M. Grichou est tellement stressé depuis qu’il apprit cette nouvelle. Cinquante millions de dollars, ça en fait des olives. Il a tout simplement cru qu’il serait bon de se détendre au zoo par une belle journée de février. Il se baladait innocemment près des enclos quand il fut séduit. Un beau et vigoureux primate lui faisait de l’œil et avant de pouvoir compter jusqu’à trente‑cinq l’irréparable était commis. Pauvre monsieur Grichou, il était si actif dans la communauté et allait même jusqu'à diminuer son taux horaire de consultant afin d’aider les orphelins victime de la mort de leurs parents. Il essaya, en vain, d’acheter le silence du primate que l’on appellera Sylvain afin de faciliter la lecture de cette histoire complètement folle, wow, Sylvain, ça c’est vraiment drôle pour un nom de singe, franchement, Sylvain, wow. M. Grichou dut comparaître devant le tribunal et suite au plaidoyer plus que convainquant de Sylvain, il fut incriminer d’atteinte à la stupeur et pendu haut et court le soir même. M. Grichou est mort, Sylvain est toujours au zoo municipal et la fortune du pendu ne fut pas donnée aux orphelins.

mardi 3 juin 2008

L'extérieur.

Je pose mon képi sur le bureau, saluant un officier je m’assieds. Mes bottes sont bien cirées et j’en suis fier. Une pile de documents et de graphiques tout aussi inutiles que des frelons dans un canot de survie au milieu de l’Atlantique, meublent mon bureau. J’aimerais bien quitté cet endroit horrible, mais dehors c’est encore pire à ce que l’on en dit. Ce lieu, que certains appèlent l’extérieur, est décrit comme un endroit hostile à toute vie bipède, vie dont je suis hélas membre depuis la naissance. Saisissant un document au hasard dans ce foutoir, j’essaie de ne pas trop me faire remarquer en simulant une quelconque activité productive. Midi approche et mon forfait est pratiquement à point. Si seulement m’étais disponible quelques minutes encore. Bon, un peu de concentration, de toute façon aucun retour en arrière n’est possible à présent. Épongeant nerveusement mon front, je fixe la grande horloge du hall. Trois, deux, un, midi. Synchronisant mon mouvement avec celui des coups de l’horloge, je tape avec le bout de mon crayon sur une petite cymbale. Douze coups, parfaite exécution, tout le monde n’y a vu que du feu. Fort de cet exploit, je sens que plus rien ne peut m’arrêter. M’ayant synchronisé au temps, je ne suis donc plus sous son emprise. Je bondis de ma chaise et me mis à courir dans le couloir en criant. Prenant de la vitesse je sentis que le moment était venu d’affronter l’extérieur. Je sautai fracassant la fenêtre sans savoir que mon bureau était au quinzième étage. Ce n’est pas la hauteur qui m’a tué, la fenêtre fracassée surplombait l’escalier de secours et non l’extérieur. Je suis tombé d’environ deux mètres me foulant ainsi une cheville qui développa ultérieurement une gangrène pustuleuse généralisée. Ma femme me laissa, tua mon chien et brûla mon appartement. C’est à ce moment que fut élaboré mon deuxième plan afin affronter l’extérieur. Le lendemain je me rendis au sas, l’ouvrit, marcha quelques mètres et mourus. Ce n’était pas une légende, l’extérieur n’est effectivement pas viable pour les bipèdes.

Liturgie et vieux castras débauchés.

Et Dieu créa la terre. Voilà. C’est tout. Mais encore? Euh…et bien c’est plus compliqué que ça, ait la foi, martela t-il. Merci monsieur le curé, dis-je, mais je dois vraiment quitter maintenant. Non, s’écria t-il. Viens avec moi boire une bonne tasse de lait aux pistaches dans le presbytère. D’abord je refusai, toutefois, lorsqu’il m’indiqua qu’une délégation du haut clergé y serait, je fus rassurer et accepta l’invitation. Représentant le Reich catholique et très chrétien dirigé par le commandant SS Ratzinger, la délégation fut de très bonne compagnie. Enfin, jusqu’à ce qu’elle se transforme en une masse informe de membres nus, qui, dans sa frénétique et vaine tentative de procréation divine, dissimulait très mal la présence de vieux castras débauchés. Ceux‑ci portaient tous un nom d’apôtre et représentaient l’élément imparfait de la structure divine. Quant aux divins, par ordre alphabétique décroissant, ils assénaient avec rage un saint coup de palet sur la côte de ces Adams empêchant, par ce stratagème, l’apparition symbolique de la femme et permettant du même coup la poursuite de la débauche. Ensuite, les vieux castras débauchés étaient abattus d’une glorieuse balle dans la nuque marquant ainsi le sacrifice du père de Jésus, le bienheureux Joseph, père de tous les cocus. Ainsi vous a été instruit les rudiments liturgiques du catholicisme. Demain, nous verrons comment se défendre contre de l’eau bouillante.