lundi 21 juillet 2008

Énergivore et plus encore.

Je fume et m’en moque. Les vieux jours, les pantoufles en minou et la bitte bien sèche, non merci. Je n’aime pas courir de toute façon, de plus, je réside dans un demi sous‑sol et n’en sort jamais, alors moi, les guerres et l’environnement je n’en crois pas un mot. Certains affirmeront qu’avec la santé on va plus loin en course à pieds, mais contrairement à toi, paumé d’environnementaliste marxiste et pacifique, je peux m’offrir un véhicule personnel, moi. Je te souhaiterais de mourir en santé à trente‑cinq ans, happé par la limousine d’un riche texan esclavagiste. Je t’imagine déjà, toi, environnementaliste marxiste et pacifique, circulant à bicyclette vêtu d’un chandail fabriquer de jute responsable revenant du marché bio et équitable du coin se faire heurter de plein fouet, tandis que tu contemplais le ciel, heureux. Ne t’inquiète pas par contre, nous donnerons ton corps aux cochons, nous te ferons un enterrement écolo‑responsable.

mardi 1 juillet 2008

Octobre et parapente.

Un octobre bien achalandé dans les sous‑bois est donc à prévoir M. Ducaste? Oui, en effet… exactement, répond t‑il. Terminant son bulletin de nouvelles ainsi, la journaliste participe au moment de gloire annuel de Jean. Voilà, c’est terminé, Jean retourne chez lui. Spécialiste de la cueillette des champignons, il passe l’année à recueillir les statistiques de fréquentations de ces sous‑bois. Aux alentours de la mi‑juillet, il se rend à la station de radio pour émettre un pronostic de fréquentations. En Amérique, il est une sommité dans ce domaine, un icône. Il est arrivé premier les cinq dernières années à la confrontation annuelle mondiale de pronostic de fréquentation dans les sous‑bois lors de la cueillette de champignon en octobre. Mais depuis un moment, cette vie de vedette et de gloire mondiale ne lui suffit plus. À bord de sa voiture, il fantasme à l’idée de faire du parapente nu, afin de parvenir à une île où des sirènes bipèdes, en fait des femmes avec une queue de poisson, lui servirait dans une coupe en or un nectar de nectar fait à base d’une plante exotique quelconque très rare. Rêvassant, Jean ne réalise pas qu’il roule à contresens sur la route et percute de plein fouet une petite fourgonnette. Jean s’en tira indemne, mais les occupants de la fourgonnette eurent un destin plus tragique. Des quatre enfants, trois moururent sur le coup, un seul survécu et quand celui‑ci apprit la mort de sa mère, lui aussi mourut. Le perroquet qu’il transportait attrapa le cancer et le seul survivant se suicida quelques années plus tard. Il n’y a pas vraiment de morale à cette histoire. Jean Ducaste, ayant fuit les lieux de l’accident, ne fut jamais traduit devant les tribunaux, par contre il vit maintenant dans l’anonymat loin de la gloire. Ah puis peut‑être. Les rêves détruisent les vies de ceux qui les font et celles de leurs entourages. La semaine prochaine, comment cuisiner écologiquement une tête de chacal à l’aide de trois litres d’huile de garage et de d’un brocoli.