Les bretzels ne sont plus au caramel depuis un bon moment déjà, ils ne leurs restent que le sel salé allègrement. Pourquoi cette soudaine attention dirigée vers ce drôle de beignet tordu? À vrai dire, j’ai passé une très ma
uvaise journée, seule cette pensée m’a permis de renoncer à l’idée de me trancher un testicule afin de pouvoir quitter le bureau plus tôt. Donc, je pensais bretzel, mon testicule survivant. Constatant que les premières secondes de cette résolution allaient bon train, je me remis à agrafer des feuilles choisies aléatoirement dans une pile de document elle aussi choisie aléatoirement. Gaspard, mon voisin de cloison, me fit alors une remarque des plus saillante. Il soutenait que, puisque la pensée du bretzel fit en sorte de sauver un de mes testicules, le destin de ce dernier était désormais lié à l’acte de penser en permanence à un bretzel. Les dés étaient jetés, je pris à mes frais le reste de la journée. J’étais, et suis encore, apeuré à l’idée d’arrêter d’imaginer ce drôle de gros nœud pâteux. Trois jours déjà ont passés depuis ma dernière nuit de sommeil alimentant ainsi du même coup ma paranoïa et mon anxiété toute deux exponentiellement croissante. Empestant la transpiration, les yeux injectés de sang, immobile au milieu du salon dans une alarmante lucidité, l’avenir m’inquiète.
samedi 24 mai 2008
Drôle de noeud en pâte saupoudré de sel.
mardi 20 mai 2008
Pas Autriche, autruche calvasse.
Le carnaval est aux autruches! Ainsi soit‑il. Pardon? Franchement, comment peux-tu dire de telles conneries. Silence sot. Madame a une question. Non? Eh bien, procède nigaud. Tie
ns tiens, enfin une bonne question. Pour ton information, jeune homme, non, le Diable n’est pas qu’aux vaches. Coquin touche à tout, tel était son sobriquet, et ce depuis la petite école. Revenons, si tu le veux bien jeune idiot, au carnaval. Non, ne n’ai jamais dis cela, pas de cette manière en tout cas. Ce n’est pas que je n’aime pas les autruches, c’est que tout petit, une mauvaise expérience changea à tout jamais ma vie. Mes parents m’avaient amené dans le Grand Nord canadien afin d’observer les autruches dans leur habitat naturel. Mes parents étaient tout deux autruchologue et espéraient découvrir une espèce d’autruche très rare, l’autruche baltazarus-grandnordium. Alors que l’on effectuait une mission de repérage de routine, ma mère s’en prit verbalement à mon père. Elle lui reprochait de s'amuser à buter du pingouin par simple plaisir lors des rondes de surveillance. Mon père rétorqua qu’il n’était pas venu pour sauver les pingouins mais pour chasser de l’autruche. Ma mère se choqua et pour bien l'emmerder, elle se tira une balle dans la tête. Le camion capota et fini sa course au fond d'un ravin. Aussitôt nos esprits revenus, mon père s’empressa de quitter la carcasse, me laissant pour vivant dans la voiture en flamme. J’ai réussi ultérieurement à m’en dégager et j’eu assez de forces pour me rendre au village le plus près. Mais comble d’infortune, mon père ne se rendit jamais au village et l’on retrouva son corps tout balafré. Une autruche gros-phallus aurait tenté de s’accoupler avec papa, il est mort d’hémorragie interne. Alors moi, les carnavals d’autruches.
Jardin secret.
Tout le monde a le droit à son opinion, signalais-je à Rémi. Je presse le pas afin de le distancer, mais rien à faire. Il me talonne comme une tache de yaourt à la vanille sur le pantalon près de la fermeture éclair. Ce qui est le plus agaçant avec Rémi c’est sa propension à suivre les gens. Je le balancerais bien devant une moissonneuse-batteuse, mais Rémi n’existe pas. J’aimerais qu’il existe et quand j’y crois très fort, des fois je le vois. Mais pas aujourd’hui. J’y crois de moins en moins en fait. Mais que reste‑t‑il de Rémi? Eh bien, euh… c’est un peu personnel, ce n’est pas de vos affaires après tout.
mercredi 14 mai 2008
Belle moustache rousse.
nte, depuis sept minutes déjà, en vain de s’engouffrer dans sa ferraille. Rien à faire, elle s’entête à s’incorporer. J’imagine que sa masse corporelle la privera d’oxygène dans l’habitacle, me dis‑je. Je me surprends à rigoler dans ma belle moustache rousse. Comment puis-je, moi, si vertueux, je fais du bénévolat vous savez; au cimetière, j’y enseigne la vie aux morts. Le commencement de la mort n’est pas pire que la fin de la vie si on regarde de près. Déjà, le tunnel et la lumière pour un aveugle valent au moins le prix du ticket. Bien que ce soit un allé simple on doit tout de même souligné qu’en ce qui concerne la gargantuesque tenace et bientôt épuisée idiote sus mentionné, ce ne sera pas l’espace qui manquera. Et puis, même si pour parvenir au tunnel elle le subira sûrement, pour l’en sortir, nous n’aurons pas besoin de la cramer au moins. Parce que je suis sûr qu’en ce qui concerne son présent pathétique effort, elle échouera à la fois d’y pénétrer et d’en sortir. Ne restera donc plus qu’a la cramer. jeudi 8 mai 2008
Jean Jules et les ballons.
ré depuis. Il est également vrai aussi que dix-sept ans passés reclus dans un sous-sol ont grandement influencé cet ancien petit potelé, mais nous y reviendrons. Jean Jules, comme je le racontais, abusait des dérivés du sucre et méprisait les montgolfières au sol. Qu’en reste t‑il? Eh bien, à force d’être corrigé par son père afin qu’il se tiennent tranquille dans les foires, Jean Jules a associé tous les formes de ballon situé à une altitude de moins de dix mètres à une présence hostile. Ses premières années de tourment furent somme tout viable. Il évitait les espaces peu élevés et s’il était confronté à un ballon, Jean Jules utilisait une aiguille tirée de son étui ayant une extraordinaire capacité de neuf aiguilles, afin de dominer le ballon en le crevant. Un jour tandis qu’il cirait ses chaussures, la sonnette de la porte retentie. Jean Jules était très fébrile, lui qui, à cette époque, était toujours en quête d’aventure, cet imprévu le ravissait. Lorsqu’il ouvrit, il aperçu ce qui semblait être un homme. Ce n’était pas un homme au sens que nous l’entendons, cependant la chose avait l’aspect d’un hominidé. Ce gaillard de soixante‑quinze centimètres, était tout de marron vêtu arborant une moustache à longue pointe et un monocle fissuré. Le curieux personnage ne lui dit rien et lui tendit quelque chose qu’il dissimulait derrière son dos, un bouquet de vingt et un ballons volant à très bases altitude. Jean Jules, paniqué devant l’éventualité de ne pouvoir se débarrasser d’autant de ballon à la fois alla se réfugier, pleurant et hurlant, dans son sous‑sol. S’en était fait de Jean Jules. Il y a déjà quinze ans qu’il se terre négligeant, à la fois, les aliments riches en protéines et son hygiène corporelle. Vous voyez le tort que peut causer les ballons dans la vie des gens? Engageons nous ensemble pour un monde sans ballon et par le fait même, pour un environnement plus sain et invitant. Évidemment ce texte n’était pas subventionné par l’association pour un monde sans ballon et un environnement plus sain. (A.M.S.B.E.S.). Méfiez‑vous, vous aussi, de l’acronymisation.mardi 6 mai 2008
Laissez-vous dériver.
sion de l’information peut éveiller le sens critique. Mais, une autre forme autrement plus perverse a été élaborée. Plus pernicieuse et plus furtive, j’ai nommé la sensibilisation. Drapé de vertu, tenante haut la main le flambeau du savoir‑vivre collectif et de la rationalité effective, la sensibilisation ferait pâlir de jalousie le malicieux et bon vivant Goebbels. Ne mange pas ceci, c’est mauvais pour le cholestérol. Attention a cela, tes enfants peuvent se blesser. Ne court pas dans le salon après ton frère avec un couteaux en mangeant un Jos Louis, Robert, tu pourrais accrocher et briser la télévision qu’il faudra alors remplacer et par le fait même, créer de la pollution en jetant la vieille télé et de l’exploitation au Timor Orientale pour la nouvelle. En ce qui me concerne, ébahit devant la splendeur de la futilité de mon existence, je m’approchai de la rive et me laissa, moi aussi, dériver parmi les déchets médicinaux.